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Blog destiné à publier des articles et travaux historiques concernant les relations entre communisme et violence au XX°siècle. Ce blog est ouvert à ceux qui voudront publier articles, notes, annonces de publications, de colloques ou autres concernant ce champs d'étude historique.

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Un film trompeur

"Soleil trompeur 2-L'Exode", film russe de Nikita Mikhalkov, 2010.

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Un film trompeur

Le film de 1994, objet de notre précédente chronique et dont celui-ci est la suite se terminait par l'arrestation du général Kotov au moment des purges en 1936. Cette suite, qui débute en 1941, est surtout pour le réalisateur un prétexte pour montrer les souffrances et les privations endurées par les soldats et la population soviétiques durant la Grande Guerre patriotique.

 

C'est donc sur fond de guerre que Mikhalkov s'attache à décrire l'histoire d'un père et de sa fille dont aucun des deux ne sait ce qui est arrivé à l'autre depuis l'arrestation de Kotov. Ce dernier a profité d'un bombardement au début de la guerre avec l'Allemagne pour fuir le camp où il était emprisonné. Considéré comme mort par l'administration, il se retrouve ensuite au front dans un bataillon disciplinaire comme simple soldat. Pendant ce temps sa femme vit avec Mitia, l'agent du NKVD qui l'a arrêté et sa fille est infirmière au front. Cette dernière, Nadia, persuadée que son père est toujours en vie, cherche à le retrouver dans un pays dévasté par la guerre. Mais c'est aussi cet amour entre une fille et son père qui leur permettra à tous deux de survivre aux combats. Surtout qu'en 1943 Staline demande à Mitia de retrouver la trace de Kotov...

 

Contrairement au premier opus, les scènes de violence sont ici légions entre viols et massacres. Le spectateur ne doit pas se méprendre, il n'est plus devant du cinéma d'art et d'essai mais plutôt devant un gros rouge (sanguin) qui tache avec des scènes de combats impressionnants. Le réalisateur n'hésite d'ailleurs pas à avouer qu'il a eu l'idée de tourner cette suite après avoir vu « Il faut sauver le soldat Ryan » de Spielberg et dans le but de montrer et revaloriser le rôle de la Russie dans la victoire contre l'Allemagne. Proche du président Poutine, il ne cache donc pas ses motivations patriotiques et a reçu un financement public considérable.

 

Si les amoureux des scènes de bataille sont comblés la fresque épique se retrouve irrémédiablement gâchée par l'invraisemblance de l'histoire et surtout son coté cinéma officiel. On est trés loin de la profondeur et de l'émotion du premier opus. A éviter si possible.

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