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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 07:01

André Gounot, Les mouvements sportifs ouvriers en Europe (1893-1939), Presses universitaires de Strasbourg, 2016.

Le sport rouge

André Gounot, spécialiste de l’histoire du mouvement sportif ouvrier, offre avec son dernier livre la première synthèse sur cet aspect peu connu de l’histoire du mouvement ouvrier. S’appuyant sur les nombreux travaux universitaires existant, il offre un panorama des différentes organisations qui, de la fin du 19e siècle au début de la Seconde Guerre mondiale, essayèrent de promouvoir des pratiques et un encadrement sportif issu et à destination du monde ouvrier.

 

A la croisée de l’histoire politique, sociale et culturelle, l’auteur montre la profonde hétérogénéité des mouvements sportifs ouvriers. Le phénomène apparaît et se développe prioritairement dans l’Europe germanique c’est à dire en Allemagne et dans les provinces allemandes et tchèques de l’Empire austro-hongrois. Ces pays voient, avant 1914, l’essor et l’implantation d’organisations sportives ouvrières de masses tandis qu’il faut attendre l’Entre-deux-guerres pour que des mouvements similaires apparaissent en Scandinavie ou en Espagne. Malgré ce développement inégal, qui laisse largement à l’écart la France et la Grande Bretagne, les mouvements sportifs ouvriers se regroupent en 1913 au niveau international dans l’Association socialiste internationale d’éducation physique (ASIEP).

 

La fragile unité du sport ouvrier international ne résiste pas aux bouleversements de la guerre et à la scission entre socialistes et communistes. Dans chaque pays les organisations sportives ouvrières sont l’objet d’une compétition entre les deux tendances. Si la social-démocratie garde le contrôle de l’organisation en Allemagne, en France ce sont les communistes qui l’emportent ce qui provoque le départ des socialistes qui fondent leur propre organisation. Si le rapport de forces est profondément différent dans chaque pays, il se joue également au niveau européen avec la reconstitution de l’ASIEP à Lucerne en 1920 tandis qu’à Moscou est formé l’Internationale rouge sportive en 1923.

 

La compétition est tendue entre les deux organisations internationales, surtout à partir du moment où le mouvement communiste adopte la stratégie classe contre classe. Les contacts et rencontres sportives entre clubs socialistes et communistes sont interdits et les organisations encore unifiées se scindent comme en Allemagne. La confrontation se donne pleinement à voir en juillet 1931 quand chaque internationale organise une Olympiade. Les socialistes se retrouvent à Vienne tandis que les communistes organisent les Spartakiades à Berlin. C’est aussi à ce moment que le sport ouvrier est confronté à la montée du fascisme. Si certains sportifs ouvriers répondent à cette menace par la résistance armée, notamment en Autriche, ils ne forment le plus souvent qu’une minorité ce qui démontre les limites de la volonté affirmée par certains de faire du sport ouvrier une sorte d’entraînement militaire prolétarien.

 

Les défaites ouvrières face au fascisme en Autriche et en Allemagne entraînent en réaction des rapprochements entre sportifs socialistes et communistes. Anticipant la stratégie de Front populaire, les organisations sportives ouvrières françaises fusionnent en 1934 au sein de la Fédération sportive et gymnique du travail. L’arrivée au pouvoir du Front populaire en Espagne s’accompagne d’un impressionnant développement du sport ouvrier, notamment en Catalogne. C’est d’ailleurs dans cette région que sont organisées en juillet 1936 des Olympiades populaires en réaction contre les Jeux Olympiques qui se déroulent alors à Berlin. Même si cet événement ne pourra se tenir en raison du déclenchement du soulèvement nationaliste, socialistes et communistes ont activement collaboré à son organisation. Le Front populaire sportif débouche finalement sur la dissolution de l’Internationale sportive rouge en 1937 tandis que des sportifs soviétiques participent à l’Olympiade ouvrière d’Anvers organisée par les socialistes.

 

Au-delà d’une histoire uniquement centrée sur les organisations, André Gounot analyse également la nature du sport ouvrier, cette recherche d’une alternative au sport « bourgeois » considéré comme élitiste et trop préoccupé par les performances et la compétition. Il en montre surtout les limites. Dés ses débuts, le sport, contrairement à d’autres activités de loisirs ou artistiques, se prête mal aux tentatives de politisation. Les sportifs ouvriers, s’ils sont pour la plupart membres ou sympathisants des partis ouvriers, ne donnent pas un contenu politique à leurs pratiques. L’auteur remarque d’ailleurs que la majorité des ouvriers pratiquant un sport le font au sein de clubs « bourgeois ». Le mouvement sportif ouvrier est d’ailleurs obligé, pour ne pas perdre des adhérents, de s’aligner sur les pratiques du sport « bourgeois », notamment dans le domaine des compétitions ou la valorisation des performances. Ce processus est parallèle à celui qui voit les équipes sportives soviétiques s’intégrer peu à peu aux circuits officiels du sport international.

 

La Seconde Guerre mondiale met fin aux aspirations du mouvement sportif ouvrier qui, s’il continue à exister à travers de nombreuses organisations nationales, ne se distingue plus par ses conceptions et ses pratiques du sport « bourgeois » au moment où l’URSS entre au CIO et que le culte de la performance sportive devient une caractéristique des démocraties populaires.

 

La synthèse d’André Gounot, claire et bien documentée, apparaît déjà comme un livre de référence sur l’histoire du sport ouvrier.

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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 07:29

Frédéric Charpier, L'agent Jacques Duclos. Histoire de l'appareil secret du Parti communiste français (1920-1975), Le Seuil, 2015.

Jacques Duclos et la face cachée du PCF

La vie de Jacques Duclos se confond avec l’âge d’or du communisme français. Adhérent du PCF dès le congrès de Tours en 1920, il suit la première école des cadres du Parti à Bobigny en 1924 avant d’être élu député de la Seine et membre du comité central en 1926. À partir de ce moment-là il ne quitte plus la direction du PC jusqu’à sa mort en 1975.

 

Jacques Duclos effectue son premier voyage à Moscou en 1930 où il est remarqué par la direction du Komintern. Il devient dès le début des années 1930, le second de Maurice Thorez mais surtout l'homme du Komintern en France. Fidèle stalinien, il entérine et fait appliquer au sein du PCF les différents tournants politiques imposés par Moscou. Il est à la manœuvre lors du Front populaire avant de soutenir le pacte germano-soviétique et de diriger le PCF clandestin durant la guerre. Après la Libération il appuie successivement la politique d'ouverture du PCF puis le tournant de la guerre froide. Il atteint l'apogée de son influence entre 1950 et 1964 quand la maladie de Thorez oblige celui-ci à de nombreux séjours en URSS. Après 1964, Duclos perd quelque peu de son poids dans le PC avant de se retrouver candidat à l'élection présidentielle de 1969 où il obtient plus de 20 % des suffrages ! Sa mort en 1975 est l'occasion d'une des dernières grandes manifestations communistes en France puisque son cercueil est suivi par une foule de plus de 200 000 personnes et par l'élite du communisme international.

 

Frédéric Charpier, s'il suit les étapes de la carrière de Duclos, met en avant la face cachée de son action politique. Homme de confiance du Komintern, rompu à l'art de la clandestinité, il joue un rôle central dans l'organisation de l'action antimilitariste communiste, dans la formation des groupes de combat, dans la lutte contre le trotskisme puis le titisme après guerre, dans le financement du PCF, dans l'organisation de l'aide à l'Espagne républicaine. Pendant l'occupation, il supervise les négociations avec les Allemands pour la reparution de l'Humanité, puis après l'invasion de l'URSS la lutte armée qui débute avec l'attentat du métro Barbés. Il est également au cœur des purges qui frappent la direction du PCF, notamment dans les années 1950, avec les exclusions de Marty, Tillon et Lecoeur. Œil de Moscou au sein du PCF, l'auteur rappelle que Duclos a lui-même failli être victime des purges stalinienne à la fin des années 1930.

 

Le livre de Frédéric Charpier aurait pu être la biographie de référence sur Jacques Duclos. Hélas presque aucune source n'est citée. Si l'auteur tient à remercier ceux qui lui ont donné accès à des archives des services de renseignements français, britanniques et américains, les documents utilisés ne sont pas signalés et quant à de rares exceptions ils le sont, le plus souvent issu des Archives nationales ou des archives de la Préfecture de police de Paris, il ne prend jamais le soin d'indiquer leur cote. Plus gênant à notre avis, à aucun moment il ne semble que l'auteur a effectué des recherches au sein des fonds du Komintern à Moscou ou même au sein des archives du PCF consultable aux archives départementales de Bobigny.

 

La bibliographie utilisée est quant à elle largement datée, la moitié des titres cités datent d'avant 1990. Pas une mention n'est faite aux travaux de Roger Bourderon, de Franck Liaigre et Jean-Marc Berlière, que l'auteur semble néanmoins connaître, pour la période de l'Occupation ni aux carnets de Marcel Cachin ou au journal de Dimitrov.

 

Ceci est d'autant plus dommageable que Frédéric Charpier fourni des informations sures, c'est le cas notamment pour un sujet que nous connaissons particulièrement bien, les groupes de défense antifascistes et le Front rouge. Il pointe également le projecteur sur des personnages importants de l'histoire du communisme mais qui reste encore dans l'ombre comme Rosa Michel.

 

En ne citant pas ses sources, l'auteur empêche que son ouvrage puisse servir de point de départ pour d'autres chercheurs. A titre personnel, concernant les groupes de combat communistes, que ce soit dans les années 20 ou au temps du Kominform, cela nous interdit d'aller à notre tour consulter ces documents. La recherche historique est essentiellement un travail d'accumulation de connaissances où le chercheur s'appuie sur les travaux de ses prédécesseurs pour aller plus loin, explorer de nouveaux domaines ou interroger les documents déjà connus avec de nouvelles questions. Pour cela, le livre de Frédéric Charpier conduit, hélas, à une impasse.

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 07:08

Jean-François Fayet, Karl Radek (1885–1939), Biographie politique, Peter Lang, 2004.

Entre Allemagne, Pologne et Russie : biographie d'un internationaliste

Karl Radek est une figure majeure et largement méconnue de l'histoire du communisme international. Il incarne pourtant la figure type du révolutionnaire professionnel par ses dons de polyglottes, son parcours qui lui permet de se mouvoir avec aisance au sein des mouvements révolutionnaires polonais, russes et allemands puis ses fonctions au sein de l'appareil soviétique et de l'Internationale communiste.

 

C'est de ce personnage hors-norme et en s'appuyant sur les archives de Moscou que l'historien suisse Jean-François Fayet tire une biographie qui est une somme incontournable sur l'histoire du communisme. Karl Radek naît en 1885 dans une famille juive libérale de la classe moyenne en Galicie alors province de l'Empire austro-hongrois. Lors de ses études universitaires à Cracovie il adhère au parti social-démocrate du royaume de Pologne et de Lihuanie (SDKPiL) conduit par Rosa Luxemburg. Puis Radek s'installe en Allemagne et milite au SPD où il se fait remarquer pour ses talents de journaliste et ses travaux sur l'impérialisme.

 

A la suite du déclenchement de la Première Guerre mondiale, Radek se réfugie en Suisse et rejoint les bolcheviks. Il participe alors au mouvement de Zimmerwald et devient un propagandiste bolchevik. En 1917 il participe au fameux épisode du train plombé qui conduit Lénine à rejoindre Petrograd en passant par le territoire du Reich. L'auteur fait une mise au point claire sur les rumeurs qui entoure cet épisode controversé de la vie de Lénine.

 

Après la Révolution d'Octobre, Radek retourne en Allemagne comme envoyé de Lénine. A Berlin il noue des relations avec les dirigeants allemands afin de promouvoir une alliance entre l'Allemagne vaincue de 1918 et la Russie soviétique tout en participant à la création du Parti communiste allemand (KPD). Sur ce dernier point il joue un rôle essentiel dans les premières années du Komintern et du KPD s'opposant vigoureusement à Paul Levi le dirigeant de ce parti.

 

En 1923, alors que l'Allemagne est submergée par la crise économique et que la France occupe le bassin minier de la Ruhr, il propose au KPD de se rapprocher de l'extrême-droite. Cette ligne est condamnée mais Radek reste néanmoins en Allemagne comme représentant soviétique lors de la tentative de soulèvement communiste du mois d'octobre 1923.

 

Radek est rendu responsable de la défaite du KPD et se voit confier en 1924 la direction de l'Université Sun Yat Sen à Moscou. Dans la lutte qui oppose rapidement la troïka constituée de Zinoviev, Kamenev et Staline et Trotsky, il prend le partie de ce dernier et devient un des dirigeants de l'opposition. Les trotskystes battus par Staline, Radek profite en 1929 du tournant à gauche opéré par Staline pour faire sa soumission.

 

Radek se fait désormais le chantre de Staline dont il devient un conseiller en politique étrangère à partir de 1933. A partir de 1934, Radek sait que, dans l'atmosphère de purges qui se développe, il est en sursis. En août 1936 lors du premier procès de Moscou contre Zinoviev et Kamenev il soutient l'accusation. Malgré cette preuve de soumission à Staline il est arrêté un mois plus tard pour devenir l'une des vedettes du second procès de Moscou en janvier 1937. Là encore, Radek collabore avec l'accusation, dénonçant, selon un script établi à l'avance, la droite boukharinienne ou les chefs de l'Armée rouge. Cette collaboration lui permet d'éviter l'exécution. Il est envoyé au Goulag où il est assassiné par des codétenus de droit commun en 1938.

 

Le livre de Jean-François Fayet est une lecture indispensable pour comprendre les destinées de cet internationalisme révolutionnaire dont le creuset fut la Révolution russe. Un internationalisme qui disparut dans les caves des prisons de Staline ou au Goulag et dont Radek fut une figure emblématique.

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 09:28

 

Anthony Read, The World on Fire. 1919 and the Battle with Bolshevism, Norton and Company, 2008.

 

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Novembre 1918 est certainement le moment où les conséquences de la Révolution russe de 1917 se font pleinement sentir en Europe. Alors que des millions d'hommes sont morts sur les champs de bataille, dans les quatre pays vaincus (Allemagne, Autriche-Hongrie, Empire ottoman, Bulgarie) les anciennes élites sont chassées. Si chez les Alliés le sentiment de soulagement prévaut parmi les dirigeants s'installe alors l'idée qu'à l'adversaire allemand vaincu s'en substitue un nouveau, le bolchevisme.


Les Alliés font d'ailleurs un emploi très extensif du terme bolchevik dans lequel ils ont tendance à englober l'ensemble des menaces qui planent sur l'ordre social. Il n'est donc pas étonnant que pour de nombreux militaires, britanniques en particulier, il recouvre également aussi bien le terrorisme irlandais que les manifestations d'opposition à la domination britannique en Inde. Pour les autorités britanniques la simple remise en cause de l'Empire ne peut alors être que le fruit des intrigues bolcheviques. La même appréhension touche la France où le bolchevisme est d'abord vue comme une nouvelle arme de l'Allemagne.


Il semble que ce soit cette méconnaissance, mais aussi le manque d'organisation du bolchevisme, qui le rende alors si effrayant. En effet, après 1945 la situation sera différente puisqu'alors Staline est considéré comme un politicien ordinaire qui respecte le partage de l'Europe réalisé avec Churchill et qui tient assez solidement les partis communistes afin d'éviter les flambées révolutionnaires. En 1918, les choses sont bien différentes. Les bolcheviks ne contrôlent alors que partiellement une Russie en proie à la guerre civile tandis que ceux qui, dans le monde, se prétendent communistes connaissent mal la pensée léniniste et font preuve d'un extrémisme que Lénine dénoncera comme gauchiste.


La difficulté à définir cette nouveauté internationale qu'est le bolchevisme explique en partie que pour ses adversaires toute émeute, mutinerie ou grève ne puissent être que le fruit de son action destructrice. En réaction naissent d'ailleurs des organisations qui se donnent pour tache de le combattre que ce soit le mouvement fasciste en Italie, les corps-francs en Allemagne ou le Klu Klux Klan qui renait dans le sud des États-Unis.


L'année 1919 apparaît bien comme une année de profonds troubles où le monde semble hésiter quand à son avenir à l'instar de ce que fut l'année 1789. Si Lénine veut clairement qu'advienne la Révolution mondiale, et le Komintern est fondé dans ce sens en mars 1919, les Alliés interviennent quand à eux directement en Russie pour combattre les Rouges. Mais sans vision stratégique cohérente, ni la possibilité d'accroitre leur effort militaire, sous peine de mutineries, cette intervention est vouée à l'échec.


Si l'Allemagne est la proie de la guerre civile et semble alors sur le point de basculer du coté bolchevik, Read montre également que les États vainqueurs ressentent plus gravement que l'on n'a pu le penser les contrecoups de la vague révolutionnaire. En Grande-Bretagne, outre les grèves, les soldats sont proches de la mutinerie et Read dévoile que la hiérarchie militaire est alors proche de perdre le contrôle des troupes. Les États-Unis connaissent quand à eux le Red Scare, la peur du rouge qui n'a rien à envier au maccarthysme des années 1950 puisqu’elle se traduit par le développement des émeutes raciales et la montée de la xénophobie.


Anthony Read conte de manière précise l'ensemble des événements qui secouent ainsi l'Europe et l'Amérique en 1919. Il maitrise assez sa documentation pour que sa recension de faits se déroulant en différents points de la planète donne un effet cumulatif convaincant. Mais le lecteur peut regretter que le parti pris de ne considérer que l'année 1919, s'il permet de montrer l’intensité de la peur anticommuniste qui s'empare alors d'une partie de l'opinion mondiale, empêche néanmoins de comprendre à long terme les conséquences de la Révolution russe. La disproportion de traitement entre le monde anglo-saxon, principalement la Grande-Bretagne et les États-Unis et le reste du monde est également décevante. Nous ne pouvons pas non plus passer sous silence, pour la déplorer, la comparaison, qu'affectionne l'auteur entre le bolchevisme et l'islamisme terroriste du début de ce siècle. D'autant que ce raccourci, sorte de tarte à la crème néo-conservatrice ne repose, là encore, sur aucune démonstration sérieuse.

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Publications de David FRANCOIS

GuideICSerge Wolikow, Alexandre Courban, David François, Christian Oppetit, Guide des archives de l'Internationale communiste, 1919-1943, Archives nationales-MSH Dijon, Paris-Dijon, 2009. 

9782749110356Serge Wolikow (sld), Pierre Sémard, Le Cherche-Midi, Paris, 2007, (Rédaction du chapitre "La mise à l'écart (1929-1932)")