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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 07:06

Adila Benedjaï-Zou, Joseph Confavreux, Passés à l'ennemi. Des rangs de l'armée française aux maquis Viet-Minh, Taillandier, 2014.

De l'armée française au Viet-Minh

Adila Bennedjaï-Zou et Joseph Confavreux s'attaquent dans leur livre à un sujet encore très sensible et mal connu en raison des raccourcis et des polémiques politiques qui lui sont liés. D'abord le terme rallié qu'ils utilisent dans le titre de l'ouvrage ne pourra que faire bondir les adeptes d'une vision en noir et blanc de l'histoire. Les soldats dont ils retracent les destins ne sont en effet pas de simples déserteurs même si leurs parcours les amènent à déserter. La guerre d'Indochine, comme de nombreuses guerres, a ses déserteurs, des hommes qui quittent leur camp par lassitude ou par peur de se faire tuer. Les ralliés vont au-delà de ce simple geste de refus de combattre puisqu'ils se rangent délibérément du coté de leurs adversaire et servent dans son armée au nom d'un idéal politique.

 

Les auteurs ne se livrent pas ici à une étude exhaustive de ce phénomène mais présentent différents parcours qui en illustrent les multiples facettes. Chaque chapitre est consacré à une figure du rallié : l'ancien FTP qui part en Indochine pour combattre le Japon, le nord-africain qui veut échapper à la misère, l'antifasciste allemand réfugié dans la Légion, le jeune intellectuel idéaliste. Tous se retrouvent face à une guerre qui est à la fois une guerre révolutionnaire et une guerre coloniale. Ils rejoignent le Viet-Minh par conviction idéologique au nom de l'internationalisme prolétarien et de l'anticolonialisme.

 

Les auteurs montrent la solitude de ces ralliés, leur déracinement culturel, leurs conditions de vie précaires. Peu combattent les armes à la main les troupes françaises surtout après 1950. Ils sont en effet essentiellement utilisés pour des taches de propagande ou pour l'endoctrinement des prisonniers dans le cas de Georges Boudarel. L'impact de leurs actions sur le déroulement de la guerre est donc minime. Pour le Viet-Minh ils représentent surtout un puissant instrument de propagande en direction de l'opinion publique en France et en Indochine. Ils sont néanmoins rapidement marginalisés, à la fois en butte à l'hostilité d'une partie de la population vietnamienne et victimes des inflexions de la ligne politique du PC vietnamien. Le PCF est quant à lui mal à l'aise face à ces ralliés puisque s'il combat le guerre en Indochine, il ne prône pas le ralliement. Les auteurs montrent ainsi que de nombreux militants communistes en Indochine suivent la ligne officielle et continuent à servir loyalement dans l'armée.

 

Une fois la guerre d'Indochine terminée les ralliés se trouvent dans une situation de plus en plus marginalisée. Les Allemands réussissent à rejoindre la RDA mais ils restent sous la surveillance de la Stasi. Les Nord-africains se retrouvent abandonnés par leurs gouvernements et ne rentrent chez eux qu'au début des années 1970. Les Français, sous le coup de condamnations par contumace, doivent attendre les lois d'amnistie des années 1960 pour retrouver leur pays. Ce retour est le plus souvent difficile entre une réinsertion professionnelle dans la France des Trente Glorieuses et la vindicte d'une partie de l'opinion comme le montre l'affaire Boudarel dans les années 1990.

 

Voici un livre qui prolonge l'ouvrage, de 1973, de Jacques Doyon Les soldats blancs d'Ho-Chi-Minh et s'appuie sur les témoignages des derniers ralliés survivants. Il ne peut laisser indifférent et fait resurgir un pan méconnu d'un passé qui ne passe toujours pas.

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 09:32

Emmanuel Le Roy, Albert Clavier, Dans la nuit la liberté nous écoute, Le Lombard, 2011.

 

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Voici une bande-dessinée qui se veut avant tout une biographie, celle d'Albert Clavier, un jeune grenoblois, frère d'un résistant déporté, qui dès la fin, alors qu'il est proche des communistes, de la guerre s'engage dans l'armée, plus précisément l'artillerie coloniale pour à la fois servir la France et voir du pays. Il est envoyé en Indochine. Là, contrairement au discours officiel qui prétend que la France défend la civilisation, il se rend compte que la guerre qu'il mène est faite d'exactions multiples. Albert Clavier essaye alors de se faire reformer mais il est envoyé à Lang Son où il sympathise avec un professeur vietnamien qui appartient secrètement au Vietmninh. Bientôt Clavier déserte et se rallie au Vietminh. Accusé de trahison il est condamné à mort par contumace. Albert Clavier, qui est décédé en 2011, a publié ses souvenirs en 2008 chez l'éditeur Les Indes savantes sous le titre De L'Indochine coloniale au Vietnam libre. Je ne regrette rien.


Sur prés de 183 pages, Maximilien Le Roy retrace en image ce parcours particulier. Une fois rallié, Albert Clavier devient commandant dans l'armée populaire vietnamienne puis journaliste. Il est finalement amnistié en 1966. Mais dès 1963, déçu par la politique que les autorités mènent au Vietnam du Nord, il rejoint Budapest où il travaille à la Fédération mondiale de la jeunesse. Il ne retrouve la France qu'au début des années 1970.


Le dessin adopté par Maximilien Le Roy, de style moderne, largement dépouillé, peut rebuter un lecteur non averti. Mais il nous semble que cette simplicité de style met particulièrement en valeur un récit d'une rare intensité. Voici donc une bande-dessinée qui est à la fois un témoignage et un document historique de valeur. Le livre contient d'ailleurs un texte d'Alain Ruscio spécialiste des relations entre le communisme français et le Vietnam qui permet de replacer le récit d'Albert Clavier dans son contexte. Un livre à offrir ou a se faire offrir en cette fin d'année.

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communismeetconflits - dans Communisme vietnamien et guerre du Viet-Nam
12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 09:10

Jacques-René Doyon, Les soldats blancs de Hô-Chi-Minh, Fayard, Paris, 1973, (édition  de poche chez Marabout, 1986).

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Voici un livre relativement ancien, la première édition est de 1973, et dont l'auteur n'est pas un historien mais plutôt un romancier. Pourtant le sujet traité est original et n'a pour l'instant pas été remplacé par une étude plus neuve. Le travail de Doyon repose sur les témoignages de ces soldats de l'armée française qui à un moment de la guerre d'Indochine ont désertés pour se mettre au service de la cause vietminh. Écrit seulement vingt ans après la fin du conflit, la plupart de ces ralliés n'ont pas souhaité que Doyon livre leur véritable identité et se retranchent derrière des pseudonymes, tel ce « Boris » un jeune communiste français qui rallie le Vietminh à la fin de 1950. Derrière ce « Boris » se trouve en réalité Georges Boudarel, qui deviendra plus tard un éminent universitaire, spécialiste du Vietnam, avant que son rôle dans les camps de prisonniers ne provoque une forte polémique au début des années 1990.


Parmi l'ensemble de ralliés au Vietminh il est possible de distinguer trois catégories : il y a d'abord les soldats originaires du reste de l'Empire colonial et qui servent dans le corps expéditionnaire en Indochine. Ces soldats qui viennent d'Afrique du Nord ou d'Afrique sub-saharienne sont particulièrement sensible à la propagande anticolonialiste. Ceux qui désertent estiment qu'ils ont en réalité le même adversaire que les Vietnamiens, c'est à dire le colonialisme français. Ces ralliés n'hésitent pas ensuite à recruter dans les camps de prisonniers des soldats coloniaux.


Une seconde catégorie de ralliés est formée par des soldats de la Légion étrangère. Au sein de cette unité d'élite se trouvent de nombreux antifascistes notamment Allemands, mais aussi Italiens, Hongrois et Espagnols, qui en 1940, ont préféré s'engager et partir dans les colonies plutôt que de connaître les camps d'internement métropolitains. Quand les combats débutent en Indochine, ces légionnaires rechignent à se battre contre une rébellion anti-impérialiste et certains, pour éviter d'affronter ce dilemme, n'hésitent pas à déserter.


La dernière catégorie de ralliés au vietminh est au cœur de l'ouvrage de Doyon dont elle occupe la plus grande partie. Il s'agit des Français métropolitains. La plupart de ces derniers sont des anciens résistants qui sont partis en Indochine afin de combattre le Japon. Mais arrivés sur place, ces anciens maquisards doivent affronter d'autres maquisards qui eux aussi se battent au nom de l'indépendance nationale. Beaucoup s'accommodent de cette situation mais un petit nombre choisit de changer de camps.

 

La situation la plus délicate est celle des militants communistes engagés dans le corps expéditionnaire, notamment les quelques officiers issus des rangs des FTP. Ces derniers, repérés par les autorités militaires, partent en Indochine afin d'éviter une mise au placard au sein de l'armée en métropole. Sur place, leur position est largement inconfortable. Surveillés par le reste des gradés, mais surtout par la Sureté militaire, ils doivent se montrer irréprochables dans les combats afin d'éviter les accusations de trahison alors qu'ils sympathisent et pour certains entretiennent des contacts avec le Vietminh. La désertion peut résoudre ce dilemme mais cela signifit également désobéir aux ordres du PCF. Ce dernier veut en effet à tout prix que les officiers communistes restent dans l'armée. C'est le choix difficile que firent ces hommes pris entre différentes fidélités, écartelé entre les idéaux et la realpolitik que narre Doyon.


Ceux qui choisirent la désertion furent considérés comme des traitres par l'armée mais également avec suspicion par les autres communistes. Seules les légionnaires allemands ralliés au Vietminh furent félicités pour leur action par les autorités de la RDA qui les utilisèrent dans la lutte politique et idéologique.


L'ouvrage de Jacques Doyon, qui se lit comme un roman, éclaire de manière intense un pan encore méconnu de l'histoire du conflit indochinois où la frontière entre l'honneur et la trahison, le bien et le mal est bien ténue.

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communismeetconflits - dans Communisme vietnamien et guerre du Viet-Nam
5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 14:13

080783551X.1.zoom.jpgLien-Hang T. Nguyen, Hanoï's War. An International History of the War for Peace in Vietnam, University of North Carolina Press, 2012.

 

Présentation de l'éditeur:

Lien-Hang T. Nguyen, associate professor of history at the University of Kentucky examines the international context in which North Vietnamese leaders pursued the war and American intervention ended in her latest book entitled, Hanoi's War: An International History of the War for Peace in Vietnam which was awarded the 2012 Edward M. Coffman Prize, Society for Military History. Hanoi's War takes the reader from the marshy swamps of the Mekong Delta to the bomb-saturated Red River Delta, from the corridors of power in Hanoi and Saigon to the Nixon White House, and from the peace negotiations in Paris to high-level meetings in Beijing and Moscow, all to reveal that peace never had a chance in Vietnam.

Hanoi's War renders transparent the internal workings of America's most elusive enemy during the Cold War and shows that the war fought during the peace negotiations was bloodier and much more wide ranging than it had been previously. Using never-before-seen archival materials from the Vietnam Ministry of Foreign Affairs, as well as materials from other archives around the world, Nguyen explores the politics of war-making and peace-making not only from the North Vietnamese perspective but also from that of South Vietnam, the Soviet Union, China, and the United States, presenting a uniquely international portrait.

 

21744_Cover.jpgPierre Journoud,  CécileMenétrey-Monchau (sld), Vietnam, 1968-1975. La sortie de guerre, Peter Lang, Bruxelle, 2011.

 

Présentation de l'éditeur:

Avec ses quelque trois millions de morts civils et militaires, et ses innombrables destructions matérielles, la guerre dite du Vietnam reste à ce jour une des plus grandes tragédies humaines depuis 1945.

Une réflexion sur les conditions politiques, diplomatiques et militaires dans lesquelles s'est effectuée la sortie de la guerre, entre 1968, année de l'ouverture des négociations américano-vietnamiennes à Paris, et 1976, date de la réunification administrative du Vietnam, semble d'autant plus opportune que grandit actuellement l'inquiétude sur les perspectives de l'après-guerre en Afghanistan. Inspirés d'un colloque international réuni à Paris, en 2008, les textes rassemblés ici par Pierre Journoud et Cécile Menétrey-Monchau abordent cette étape de la sortie de guerre principalement sous l'angle diplomatique, mais débordant largement le spectre diplomatique traditionnel. Quelques-uns des meilleurs spécialistes croisent ici leur analyse de cette phase finale de la guerre, revenant sur les négociations qui ont mis fin à la dimension américano-vietnamienne du conflit, avec l'Accord de Paris du 27 janvier 1973, avant que les armes ne tranchent l'autre guerre, celle entre Vietnamiens, le 30 avril 1975.

Ce livre est accompagné d'un DVD avec des témoignages inédits sur les coulisses des négociations de Paris qui ont mis fin à la guerre du Vietnam (1968-1973).

 

Pierre Journoud, docteur en histoire de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne, est chercheur à l'Institut de recherche stratégique de l'Ecole militaire (Irsem), où il coordonne un programme de recherche sur les enjeux stratégiques en Asie du Sud-Est, et chercheur associé à l'UMR-Irice et au Centre d'histoire de l'Asie contemporaine (Chac, Paris I). Il est notamment l'auteur de 1954-2004. La bataille de Dien Bien Phu entre histoire et mémoire (ouvrage co-dirigé avec Hugues Tertrais, 2004), et De Gaulle et le Vietnam (1945-1969). La réconciliation (2011).

Cécile Menétrey-Monchau, docteure en histoire de l'Université de Cambridge, est une chercheuse indépendante en histoire diplomatique. Elle a publié plusieurs travaux sur les relations diplomatiques américano-vietnamiennes dans la période de l'après-guerre du Vietnam, et est l'auteur de American-Vietnamese Relations in the Wake of War: Diplomacy After the Capture of Saigon, 1975-1979 (2006).

 

Préface -

Pierre Journoud : Introduction -

Lien-Hang T. Nguyen: 1968: Negotiating While Fighting or Just Fighting? -

Lorenz M. Lüthi : La Chine et la guerre du Vietnam, 1971-1973 -

Chen Jian: China, the Vietnam War, and the Path toward the Paris Peace Accord, 1968-1973 -

Yuko Torikata: On the Fringe of Empires: The Vietnam War and Japan's Search for an Independent Role in Asia -

Pierre Asselin: Hanoi's Diplomatic Struggle during the American War -

Nguyen Van Khanh/Vu Quang Hien : Nord-Vietnam - États-Unis : le chemin de la paix vers la négociation et la signature de l'Accord de paix de Paris -

Nguyen Manh Ha: The Paris Peace Talks: The Double Standard «Carrot and Stick» Policy of Nixon and Kissinger - Jeffrey Kimball: The Negotiated Termination of the «American War» in Vietnam: Evidence, Theory, Public Opinion, and the Anti-War Movement -

Larry Berman: Not a Moment of Peace: Afterthoughts on No Peace, No Honor: Nixon, Kissinger and Betrayal in Vietnam

Antoine Coppolani : « Diplomatie et outil militaire » : l'exemple des négociations sur la fin de la guerre du Vietnam, 1972-1973 -

Pierre Journoud : La France, cinquième partie aux négociations ? -

Sylvain Pons : Le Parti communiste français et les négociations de Paris -

Laurent Jalabert : Un mouvement contre la guerre du Vietnam : le Front Solidarité Indochine, 1971-1973 -

Sabine Rousseau : 1973 : conférences alternatives et Troisième Force -

George J. Veith: The Politburo and the Paris Peace Accords: The Decisions for War, Peace, and the Return to War, June 1971-June 1973 -

Nguyen Vu Tung: Driving the USA Away and Toppling the Saigon Regime: Strategic Thinking in Hanoi on National Reunification and Liberation between 1973 and 1975 -

Ilya Gaiduk: After Peace: Moscow, Hanoi and the Implementation of the Paris Peace Accords, 1973 -

Monique Chemillier-Gendreau : La question des réparations de guerre entre les États-Unis et le Vietnam et l'évolution du droit international -

Cécile Menétrey-Monchau : De la guerre à la paix : la transition diplomatique post-conflit entre les États-Unis et le Vietnam, 1975-1976 -

David L. Schalk : Vietnam et Irak : les intellectuels américains face à la guerre -

Marianna P. Sullivan: Vietnam and Iraq: A Comparison of Public Opinion -

Hugues Tertrais: Conclusion.

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 14:06

embers-20of-20war_1.JPGFredrik Logevall, Embers of War. The fall of an Empire and the Making of America's Vietnam, Ramdom House, 2012.

 

Présentation de l'éditeur:

The struggle for Vietnam occupies a central place in the history of the twentieth century. Fought over a period of three decades, the conflict drew in all the world’s powers and saw two of them—first France, then the United States—attempt to subdue the revolutionary Vietnamese forces. For France, the defeat marked the effective end of her colonial empire, while for America the war left a gaping wound in the body politic that remains open to this day.

 

How did it happen? Tapping into newly accessible diplomatic archives in several nations and making full use of the published literature, distinguished scholar Fredrik Logevall traces the path that led two Western nations to lose their way in Vietnam. Embers of War opens in 1919 at the Versailles Peace Conference, where a young Ho Chi Minh tries to deliver a petition for Vietnamese independence to President Woodrow Wilson. It concludes in 1959, with a Viet Cong ambush on an outpost outside Saigon and the deaths of two American officers whose names would be the first to be carved into the black granite of the Vietnam Veterans Memorial. In between come years of political, military, and diplomatic maneuvering and miscalculation, as leaders on all sides embark on a series of stumbles that makes an eminently avoidable struggle a bloody and interminable reality.

 

Logevall takes us inside the councils of war—and gives us a seat at the conference tables where peace talks founder. He brings to life the bloodiest battles of France’s final years in Indochina—and shows how from an early point, a succession of American leaders made disastrous policy choices that put America on its own collision course with history: Harry Truman’s fateful decision to reverse Franklin Delano Roosevelt’s policy and acknowledge France’s right to return to Indochina after World War II; Dwight Eisenhower’s strenuous efforts to keep Paris in the fight and his escalation of U.S. involvement in the aftermath of the humiliating French defeat at Dien Bien Phu; and the curious turnaround in Senator John F. Kennedy’s thinking that would lead him as president to expand that commitment, despite his publicly stated misgivings about Western intervention in Southeast Asia.

 

An epic story of wasted opportunities and tragic miscalculations, featuring an extraordinary cast of larger-than-life characters, Embers of War delves deep into the historical record to provide hard answers to the unanswered questions surrounding the demise of one Western power in Vietnam and the arrival of another. This book will become the definitive chronicle of the struggle’s origins for years to come.

 

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 15:27

black-april-the-fall-of-south-vietnam.jpg George J. Veith, Black April. The Fall of South Vietnam. 1973-1975, Encounter Books, New-York, 2012.

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  • : Blog destiné à publier des articles et travaux historiques concernant les relations entre communisme et violence au XX°siècle. Ce blog est ouvert à ceux qui voudront publier articles, notes, annonces de publications, de colloques ou autres concernant ce champs d'étude historique.
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Publications de David FRANCOIS

GuideICSerge Wolikow, Alexandre Courban, David François, Christian Oppetit, Guide des archives de l'Internationale communiste, 1919-1943, Archives nationales-MSH Dijon, Paris-Dijon, 2009. 

9782749110356Serge Wolikow (sld), Pierre Sémard, Le Cherche-Midi, Paris, 2007, (Rédaction du chapitre "La mise à l'écart (1929-1932)")