Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 07:08

Jean-François Fayet, Karl Radek (1885–1939), Biographie politique, Peter Lang, 2004.

Entre Allemagne, Pologne et Russie : biographie d'un internationaliste

Karl Radek est une figure majeure et largement méconnue de l'histoire du communisme international. Il incarne pourtant la figure type du révolutionnaire professionnel par ses dons de polyglottes, son parcours qui lui permet de se mouvoir avec aisance au sein des mouvements révolutionnaires polonais, russes et allemands puis ses fonctions au sein de l'appareil soviétique et de l'Internationale communiste.

 

C'est de ce personnage hors-norme et en s'appuyant sur les archives de Moscou que l'historien suisse Jean-François Fayet tire une biographie qui est une somme incontournable sur l'histoire du communisme. Karl Radek naît en 1885 dans une famille juive libérale de la classe moyenne en Galicie alors province de l'Empire austro-hongrois. Lors de ses études universitaires à Cracovie il adhère au parti social-démocrate du royaume de Pologne et de Lihuanie (SDKPiL) conduit par Rosa Luxemburg. Puis Radek s'installe en Allemagne et milite au SPD où il se fait remarquer pour ses talents de journaliste et ses travaux sur l'impérialisme.

 

A la suite du déclenchement de la Première Guerre mondiale, Radek se réfugie en Suisse et rejoint les bolcheviks. Il participe alors au mouvement de Zimmerwald et devient un propagandiste bolchevik. En 1917 il participe au fameux épisode du train plombé qui conduit Lénine à rejoindre Petrograd en passant par le territoire du Reich. L'auteur fait une mise au point claire sur les rumeurs qui entoure cet épisode controversé de la vie de Lénine.

 

Après la Révolution d'Octobre, Radek retourne en Allemagne comme envoyé de Lénine. A Berlin il noue des relations avec les dirigeants allemands afin de promouvoir une alliance entre l'Allemagne vaincue de 1918 et la Russie soviétique tout en participant à la création du Parti communiste allemand (KPD). Sur ce dernier point il joue un rôle essentiel dans les premières années du Komintern et du KPD s'opposant vigoureusement à Paul Levi le dirigeant de ce parti.

 

En 1923, alors que l'Allemagne est submergée par la crise économique et que la France occupe le bassin minier de la Ruhr, il propose au KPD de se rapprocher de l'extrême-droite. Cette ligne est condamnée mais Radek reste néanmoins en Allemagne comme représentant soviétique lors de la tentative de soulèvement communiste du mois d'octobre 1923.

 

Radek est rendu responsable de la défaite du KPD et se voit confier en 1924 la direction de l'Université Sun Yat Sen à Moscou. Dans la lutte qui oppose rapidement la troïka constituée de Zinoviev, Kamenev et Staline et Trotsky, il prend le partie de ce dernier et devient un des dirigeants de l'opposition. Les trotskystes battus par Staline, Radek profite en 1929 du tournant à gauche opéré par Staline pour faire sa soumission.

 

Radek se fait désormais le chantre de Staline dont il devient un conseiller en politique étrangère à partir de 1933. A partir de 1934, Radek sait que, dans l'atmosphère de purges qui se développe, il est en sursis. En août 1936 lors du premier procès de Moscou contre Zinoviev et Kamenev il soutient l'accusation. Malgré cette preuve de soumission à Staline il est arrêté un mois plus tard pour devenir l'une des vedettes du second procès de Moscou en janvier 1937. Là encore, Radek collabore avec l'accusation, dénonçant, selon un script établi à l'avance, la droite boukharinienne ou les chefs de l'Armée rouge. Cette collaboration lui permet d'éviter l'exécution. Il est envoyé au Goulag où il est assassiné par des codétenus de droit commun en 1938.

 

Le livre de Jean-François Fayet est une lecture indispensable pour comprendre les destinées de cet internationalisme révolutionnaire dont le creuset fut la Révolution russe. Un internationalisme qui disparut dans les caves des prisons de Staline ou au Goulag et dont Radek fut une figure emblématique.

Repost 0
9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 07:38

Pertti Ahonen, Death at the Berlin Wall, Oxford University Press, 2011.

Mourir sous le Mur de Berlin

La nostalgie pour la défunte RDA prend de nos jours la forme inoffensive d'une mode rétro qui n'est pas éloignée de celles qui affectent les sociétés d'Europe de l'Ouest. Le livre de Pertti Ahonen rappelle avec raison l'un des aspects les plus sombres de la RDA en étudiant ceux qui ont trouvé la mort en essayant de franchir le Mur de Berlin. La première victime fut Günter Litfin en aout 1961 et la dernière fut Chris Gueffroy en février 1989 soit neuf mois avant la chute du Mur. Au total, 136 personnes ont été tué dans leur tentative de fuir la RDA. Certaines des victimes sont bien connu comme Peter Fechter dont l'agonie a provoqué en aout 1962 l'indignation de l'Occident ou la plus jeune victime, Jörg Hartmann, tué à 11 ans au printemps 1966. D'autres victimes sont plus inattendu comme ces gardes frontières tué lors de fusillades avec des policiers de l'Ouest.

 

L'auteur analyse surtout les réactions populaires et officielles à ces morts, les conséquences qu'elles eurent sur la guerre froide et la division de l'Allemagne. Il montre l'exceptionnel cynisme dont font preuves les dirigeants de la RDA pour discréditer ceux qui veulent fuir le « paradis socialiste ». D'ailleurs les blessés ne reçoivent que rarement une assistance médicale en urgence, quant aux morts, ils sont souvent incinérés dans l'anonymat tandis que les membres de leurs familles sont persécutés et surveillés.

 

Mais l'auteur place les drames qui entourent le Mur dans le contexte plus large de l'élaboration de règles pour gérer cette division sans précédent de l'Allemagne. Il montre surtout que les réactions aux morts du Mur relèvent, des deux cotés de la frontière, d'un besoin de consensus national dans le cadre d'une construction identitaire autant que des effets des propagandes. Au final le Mur de Berlin ne fut pas seulement une icône, le symbole de la division de l'Europe mais surtout le baromètre des tensions liées à la guerre froide.

Repost 0
communismeetconflits - dans Communisme allemand
28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 07:18

Josie McLellan, Anti-Fascism and Memory in East Germany: Remenbering the International Brigades 1945-1989, Clarendon Press, 2004.

Antifascisme et culture politique en RDA

Voici un livre qui montre comment l'antifascisme militant des années 1930 est devenu un élément central de la culture politique est-allemande à partir de 1945. L'engagement de 4 000 germanophones au coté de la République espagnole en 1936 s'est alors présenté comme une alternative attrayante face au passé nazi du pays. Les volontaires allemands en Espagne sont en majorité des ouvriers qui ont fuis le nazisme et veulent combattre le fascisme. Après 1939 ils connaissent des destins variés: un tiers est emprisonné en Allemagne, un sixième participe à la Résistance en France et un sixième se retrouve en URSS. Ceux qui rentrent en Allemagne de l'Est se retrouvent nombreux au sein de l'appareil d’État mais pendant les purges des années 1950, soupçonnés d'avoir subi des influences étrangères, ils sont sur la sellette et soumis à de nombreux interrogatoires. A partir du milieu des années 1950, le SED se réapproprie le souvenir de la participation allemande aux Brigades internationales pour en faire le mythe de fondation des forces armées de la RDA.

 

Cette participation allemande aux Brigades internationales devient alors l'objet de commémorations et de nombreuses manifestations culturelles. Des cérémonies de remises de médailles aux vétérans, la publications de livres, les chants lors des rassemblements, des chasses au trésor pour les enfants participent de ce culte. Les anciens volontaires y participent. La majorité sont fidèles au SED et sont prêt à adapter leurs souvenirs publics à la ligne officielle. Mais de nombreux vétérans conservent des souvenirs qui ne correspondent pas avec la version officielle. Des récits divergents sont également rendus publics grace aux erreurs de la censure ou aux subterfuges des éditeurs. Cette histoire, souvent moins héroïque, a rencontré un certain succès auprès de la génération née sous le régime communiste qui la reprend pour la retourner contre la direction du SED. Ce dernier, en raison du contrôle et de la discipline qu'il impose au pays, ne peut plus alors utiliser l'idéalisme antifasciste sur ces générations pour maintenir son autorité.

 

L'auteur s'appuie sur de nombreuses sources pour mener son étude: documents d'archives bien sur mais également des mémoires, des œuvres de fiction, des monuments et des entretiens. Elle apporte une contribution d'importance sur la culture politique en RDA mais également sur la place de l'antifascisme armée dans cette mémoire de la guerre qui hante les sociétés européennes depuis 1918.

Repost 0
communismeetconflits - dans Communisme allemand
25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 09:03

John Koehler, Stasi: The Untold Story of the East-German Secret Police, Westview Press, 1999.

 

koehlerstasicov280pxh.jpg

 

Aux lendemains de la chute du Mur de Berlin à l'automne 1989 de nombreux dissidents est-allemands se sont battus avec succès pour avoir le droit d’accéder aux dossiers les concernant dans les archives de la police secrète de la RDA, la Stasi. L'ouverture de ces archives a permis la publication de nombreux articles et ouvrages sur cette police politique tant redoutée. Parmi la production pléthorique concernant la Stasi, le livre de John Koehler se veut ambitieux puisqu'il prétend donner une version inédite de l'histoire de cette institution. L'auteur montre que cette police fut une organisation tentaculaire qui s’intéressait à tous les secteurs de la société est-allemande. Elle fut selon lui l'un des plus puissant service de police et de renseignements du monde chargé de protéger le Parti et l'Etat.


Mais disons le d'emblée le livre déçoit car les faits qu'il relate sont déjà bien connus. Il en est ainsi sur les relations entre la Stasi et les réseaux terroristes internationaux mais également sur la surveillance des habitants de la RDA. Pourtant certaines informations collectés lors d'entretien avec d'anciens officiers de la Stasi sont précieuses.


Si les informations donnés dans le livre manquent d'originalité la grande faiblesse de l'ensemble vient surtout du ton éminemment idéologique de l'ensemble. Le livre est plein de généralités et de clichés dignes des pires moments de la guerre froide. Ainsi Koehler prévient le lecteur que la Stasi fut pire que la Gestapo et que ses crimes furent plus brutaux que ceux des nazis. Si la comparaison entre communisme et fascisme est légitime et fait l'objet de débats intellectuels vifs, mettre sur le même pied la Stasi, aussi intrusive et brutale fut-elle, et la SS hitlérienne qui perpétra un génocide est une erreur et surtout n'aide d'aucune manière à la compréhension de ce que fut la RDA. Les considérations de l'auteur pour qui l'ANC de Nelson Mandela fut une organisation terroriste contrôlée par les communistes discréditent largement l'ouvrage.


Si les agissements de la Stasi peuvent mériter une condamnation, l'absence d'examen du contexte social et politique dans lequel elle agit empêche également le lecteur d'appréhender la place qu'elle tient dans l'histoire de la RDA. Rien non plus sur les facteurs qui ont contribués à la chute de la Stasi et du régime qu'elle a fini par incarner.


 Voici un livre dont il est aisé de se passer. Sinon à manier avec précaution.

Repost 0
communismeetconflits - dans Communisme allemand
4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 10:27

Sebastian Haffner, Allemagne 1918 : une révolution trahie, Complexe, Bruxelles, 2001.

 

allemagne-1918-une-revolution-trahie-sebastian-haffner-9782.gif

Le livre de Sebastian Haffner, célèbre écrivain et historien allemand qui a fui son pays en 1937 avant de rentrer en 1954 seulement, a été publié en Allemagne en 1968 puis rééditer en 1979. L'édition française parue chez Complexe en 2001, deux ans aprés le mort d'Haffner, permet au lecteur francophone de prendre connaissance d'un ouvrage important sur la révolution allemande de 1918, un ouvrage qui a été sévèrement critique en Allemagne.


Haffner décrit minutieusement ces jours de novembre 1918 où à la lumière de la défaite militaire, les forces de l'ancien régime ont donné à la social-démocratie allemande un pouvoir que cette dernière attendait depuis prés de cinquante ans. Haffner explique que c'est à ce moment que les dirigeants social-démocrates, Friedrich Ebert en tête, se sont retournés contre une révolution populaire d'essence social-démocrate pour d'abord l'étouffer puis ensuite l'écraser par la force.


Cette affirmation de la trahison social-démocrate a provoqué un tollé en Allemagne. Les adversaires d'Haffner dénoncent son manque de sérieux dans ses recherches et sa haine pathologique d'Ebert. Meme s'il faut attendre 1994 pour que les preuves de l'implication du ministre social-démocrate Gustav Noske dans l'assassinat de Karl Liebknechet et Rosa Luxemburg établissent la vérité, ce n'est qu'en 1999 que le porte parole de la fraction SPD du Bundestag reconnaît la responsabilité de son parti sans ses morts. Et le travail d'Haffner a indubitablement sa part dans cette reconnaissance en responsabilité.


Le livre d'Haffner est une charge sans concessions contre les dirigeants social-démocrates qui s'appuie sur une analyse détaillée des évènements de novembre 1918. Haffner montre d'abord que c'est le général Ludendorff, qui depuis 1917 apparaît comme une sorte de dictateur militaire, qui organise de manière méthodique la défaite de l'Allemagne. Son objectif est de maintenir les principaux piliers de l’État, notamment l'armée, afin de garantir les chances d'une possible restauration. Il décide donc de transmettre le pouvoir à l'opposition à charge pour elle de prendre la responsabilité de demander un cessez le feu et d'assumer politiquement la capitulation. Ebert et Scheidemann, les deux dirigeants social-démocrates, sont attirés par la perspective d'accéder enfin aux responsabilités afin, une fois la crise surmontée, d'établir un régime parlementaire et d'initier des réformes sociales.


L'accord passé entre Ludendorff et des chefs social-démocrates qui ne voulaient pas de révolution sociale, se heurte rapidement au réel potentiel révolutionnaire qui existe alors en Allemagne. Il s'exprime par l'instauration des conseils d'ouvriers ou de soldats qui cherchent à former l'ossature du nouvel Etat dans un cadre parlementaire. La Bavière dirigée par Kurt Eisner offre un exemple accompli de cette aspiration révolutionnaire qui n'a rien de communiste mais reste dans la tradition social-démocrate. Mais pour Ebert il n'est pas question d'aller aussi loin. Il n'hésite donc pas à la fin de 1918 et durant l'année 1919 à s'allier avec les forces de la contre-révolution que représentent les corps-francs pour écraser des masses qui ne souhaitaient que l'application du programme traditionnel de la social-démocratie. La contre-révolution n'a pas tardé à se débarrasser de Ebert et des social-démocrates avant de s'incarner dans le Reich hitlérien.


Si la thèse de Haffner peut susciter le débat, la lecture de son ouvrage est indispensable, à la fois pour connaître les arguments de cet historien qui représente bien un courant historiographique critique mais également les différents moments de cette révolution allemande que Sébastian Haffner décrit de manière claire et sans fioritures. D'accès facile, y compris pour le non-spécialiste, le livre d'Haffner permet ainsi d'appréhender un moment clef de l'histoire allemande.

Repost 0
communismeetconflits - dans Communisme allemand
8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 09:17

Thierry Derbent, La Résistance communiste allemande, 1933-1945, Aden, Bruxelles, 2008.

9782930402659

Thierry Derbent part du prémisse que l'historiographie occidentale, soit nie l'existence d'une quelconque résistance antinazie allemande, soit met en lumière seulement la résistance des militaires et des conservateurs, résistance que symbolise et résume l'attentat du 20 juillet 1944 contre Hitler. Il ne fait pour lui aucun doute que la résistance communiste est délibérément, pour des raisons idéologiques, ignorée. Son petit ouvrage vise donc à donner une image complète des actions de cette résistance communiste afin de lui rendre sa juste place au sein du mouvement antinazi.

 

Dans un premier chapitre, Thierry Derbent montre que, face à la montée du nazisme en Allemagne, les communistes furent les seules à affronter les nazis physiquement dans la rue, et que si, après la prise du pouvoir par Hitler, la social-démocratie fut tétanisée, le Parti communiste fut le seul à tenter de résister. Un chapitre montre ensuite les efforts communistes pour maintenir des réseaux militants dans l'Allemagne nazie. Ces réseaux, régulièrement démantelés et ses membres exécutés, renaissent sans cesse jusqu'en 1944 et l'arrivée des armées alliés. A l'étranger, les communistes en exil reconstituent une organisation et de nombreux militants vont se retrouver en Espagne au sein des Brigades internationales pour continuer la lutte antifasciste.

 

Les quatre derniers chapitres couvrent la période de la Seconde Guerre mondiale. L'un retrace la place des communistes au sein des résistances des différents pays occupés. Le lecteur apprend ainsi que les communistes allemands se battirent comme partisans en France au sein des FTP mais aussi en Grèce, en Yougoslavie, en Slovaquie et même en Union soviétique. En Allemagne, la résistance militaire communiste prend la forme de la participation des militants aux réseaux de renseignements soviétiques. Un chapitre traite du comité "Allemagne libre", formé en URSS après la victoire de Stalingrad avec des prisonniers de guerre, dont le maréchal Paulus et des émigrés communistes. Ce mouvement qui se veut l'expression de l'Allemagne antifasciste sera plus tard à la base de la formation de la RDA. Mais le chapitre le plus émouvant est celui qui traite de la résistance communiste dans les camps de concentration lorsque l'on sait que les communistes allemands furent dés 1933 les premières victimes du système concentrationnaires. Des communistes passèrent ainsi plus de 12 ans dans ces camps et organisèrent dans des conditions très périlleuses des réseaux de résistance et d'entraide qui profitèrent plus tard aux communistes déportés des pays occupés.

 

Le livre de Thierry Derbent est d'une lecture facile et agréable. Il permet la découverte de certains aspects essentiels de l'activité communiste à l'époque nazie, notamment au cœur de l'Allemagne, alors que l'action des communistes allemands en exil, que ce soit en Espagne puis plus tard en URSS, est déjà bien connu.

 

Le lecteur ne peut alors que regretter certains parti pris de l'auteur notamment sur les causes de l'arrivée d'Hitler au pouvoir. Rejeter la faute sur les seuls sociaux-démocrates revient à adopter l'interprétation stalinienne des évènements. Quelques mots sur l'attitude des communistes allemands lors de la période du pacte germano-soviétique et sur la remise aux autorités nazies de communistes allemands en exil à Moscou, comme Margarete Buber-Neumann, n'auraient, c'est le moins que l'on puisse dire, pas été de trop. La bibliographie qui ne reprend que des ouvrages publiés dans l'ex-Allemagne de l'Est, c'est à dire antérieur à 1989, laisse également planer quelques doutes sur l'ouvrage de Derbent quand l'on connait la liberté qui était prise quand à l'écriture de l'histoire en Europe de l'Est où l'orthodoxie à la ligne politique primait sur la vérité historique.

Repost 0
communismeetconflits - dans Communisme allemand
28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 16:42

3EdA_Lange_Marzkampfe_web-206x300.jpg Dietmar Lange, Massenstreik und Schießbefehl, Generalstreik und Märzkämpfe in Berlin 1919, Berlin, Lo.g.o Berlin, 2012.

Repost 0
communismeetconflits - dans Communisme allemand
30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 11:07

Voici quelques livres concernant les liens entre violence et communisme dans l'Allemagne de Weimar.  

 

3aa05c8aef-copie-1Andreas Wirsching, Vom Weltkrieg zum Bürgerkrieg? Politischer Extremismus in Deutschland und Frankreich 1918 - 1933/39. Berlin und Paris im Vergleich, R. Oldenbourg Verlag, München 1999. (Cet ouvrage fondamental s'interesse également, comme son titre l'indique, au communisme français. Il est, hélas, non traduit, ni en français, ni en anglais).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

9783884749159.jpgDirk Schumann, Politische Gewalt in der Weimarer Republik: Kampf um die Straße und Furcht vor dem Bürgerkrieg. Essen: Klartext-Verlag, 2001.

Political Violence in the Weimar Republic. Fight for the Streets and Fear of Civil War, New York, Berghahn Books, 2009.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

beating-fascists-german-communists-political-violence-1929-Eve Rosenhaft, Beating the Fascists? The German Communists and Political Violence, 1929-1933, Cambridge, Cambridge University Press, 1983 .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bayerlein, B, B5545735-L.jpgabitchenko L, FIrsov F.I, Vatlin A, Deutscher Oktober 1923. Ein Revolutionplan und sein Scheitern, Berlin, Aufbau Verlag, 2003.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 4444772-MKurt G. P. Schuster: Der rote Frontkämpferbund 1924–1929. Beiträge zur Geschichte und Organisationsstruktur eines politischen Kampfbundes. Droste, Düsseldorf, 1975.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

neighbors-enemies-culture-radicalism-in-berlin-1929-1933-pa.jpg Pamela E. Swett, Neighbors and Enemies: The Culture of Radicalism in Berlin 1929-1933, Cambridge, Cambridge University Press, 2004.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4419742-L.jpgJames. M. Diehl, Paramilitary Politics in the Weimar Republic, Bloomington: University of Indiana Press, 1977.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

006_778_762.jpgDirk Blasius, Weimars Ende. Bürgerkieg und Politik, 1930-1933, Vandenhoeck & Ruprecht, Göttingen, 2005 .

Repost 0
communismeetconflits - dans Communisme allemand

Présentation

  • : Communisme, violence, conflits
  • Communisme, violence, conflits
  • : Blog destiné à publier des articles et travaux historiques concernant les relations entre communisme et violence au XX°siècle. Ce blog est ouvert à ceux qui voudront publier articles, notes, annonces de publications, de colloques ou autres concernant ce champs d'étude historique.
  • Contact

L'autre coté de la colline

bannerfans 6509167

Rigueur historienne et clarté du propos. A ne pas manquer !

Recherche

Publications de David FRANCOIS

GuideICSerge Wolikow, Alexandre Courban, David François, Christian Oppetit, Guide des archives de l'Internationale communiste, 1919-1943, Archives nationales-MSH Dijon, Paris-Dijon, 2009. 

9782749110356Serge Wolikow (sld), Pierre Sémard, Le Cherche-Midi, Paris, 2007, (Rédaction du chapitre "La mise à l'écart (1929-1932)")