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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 07:55
Opération Bagration

Le livre de Stephen Zaloga est une excellente introduction à l'une des plus grandes opérations stratégiques menées par l'armée rouge pour chasser la Wehrmacht de Russie à l'été 1944. Cette opération, qui porte le nom d'un général de l'armée russe de l'époque des guerres napoléoniennes, permet en effet aux Soviétiques de libérer la Biélorussie et de pénétrer en Pologne jusqu'aux portes de Varsovie. C'est près de 17 divisions allemandes qui sont détruites entraînant la disparition de 300 000 à 400 000 soldats du Reich.

 

L'auteur, spécialiste de l'armée rouge, donne un aperçu complet et très clair de l'opération où prédomine le coté soviétique de la campagne ce qui est normal s'agissant d'une offensive soviétique durant laquelle le commandement allemand se fait surtout remarquer par ses échecs. Il débute par un rappel de la situation militaire sur le front de l'Est au début 1944, puis il compare les forces en présence et présente les principaux commandants soviétiques et allemands engagés dans la bataille. Le décor ainsi planté Stephan Zaloga narre les différentes phases de l'opération Bagration. Il termine par une description de l'offensive sur Lvov et sur les suites de Bagration. Une chronologie et une bibliographie complètent l'ouvrage.

 

Le lecteur a ici, pour un prix plus que raisonnable, une bonne description d'une opération militaire majeure. Les cartes en couleurs, les ordres de bataille, les nombreuses photographies, dessins et surtout les trois cartes en 3-D, ici la percée à Orcha, l'encerclement de Minsk et l'attaque du pont de Magnuszew, font également la richesse de ce volume caractéristique des productions des éditions Osprey.

 

Bien entendu, le spécialiste de la guerre à l'Est, n'apprendra pas grand chose et les analyses de fond sont largement absentes. Mais ce livre est un joli objet, maniable, colorée, un complément indispensable pour des lectures plus ardues. L'on ne peut que regretter qu'aucun éditeur francophone n'ait eu l'idée de traduire et de diffuser largement les collections des éditions Osprey.

 

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communismeetconflits
16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 08:00

Jean-Marc Berlière, Franck Liaigre, Le Sang des communistes. Les Bataillons de le jeunesse dans la lutte armée. Automne 1941, Fayard, Paris, 2004

Les Bataillons de la jeunesse

Le Sang des communistes est le premier fruit de la collaboration entre Jean-Marc Berlière, professeur à l'Université de Bourgogne et Franck Liaigre, doctorant en Histoire. Trois autres livres, également consacrés à la Résistance communiste, suivront dans les années suivantes.

 

A sa parution en 2004, le livre n'est pas passé inaperçu. Le sujet est d'abord original. La Résistance communiste n'a en effet été que peu traité par l'édition de qualité universitaire. Si la question de l'attitude du PCF entre 1939 et 1941 ainsi que l'action des étrangers de la MOI est à l'origine de la publication de nombreux ouvrages il n'existe à ce jour aucune étude d'ensemble de l'action des FTP ou la lutte armée. Le livre qui s'attache à décrire le début de la lutte armée communiste dans la région parisienne, a été l'objet de rudes critiques. Il cherche en effet rien moins qu'a mettre à bas une vulgate qui s'appuyait jusque là sur le livre d'Albert Ouzoulias, Les Bataillons de la Jeunesse.

 

Après avoir rappelé le contexte de l'entrée du PCF dans la lutte armée c'est à dire les conséquences du du pacte germano-soviétique et le tournant du 22 juin 1941, les auteurs montrent les difficultés pratiques liées à ce tournant. Pour répondre aux injonctions de Moscou le Parti confie à la JC de la région parisienne la tache d'attaquer l'occupant par le biais des attentats. Sous l'égide de Pierre Georges, le célèbre colonel Fabien, la lutte s'engage à partir de l'attentat au métro Barbés le 21 août 1941. La poignée de jeunes qui s'engagent dans le combat fait preuve d'un courage incroyable et d'une totale abnégation alors que leur espérance de vie se compte en mois. Ils n'ont presque pas d'armes, la logistique est inexistante, et surtout ils n'ont aucune expérience de la lutte clandestine. Rapidement la police française est sur leur piste et la plupart sont arrêtés au bout de quelques mois de combats.

 

Le livre est bien écrit et se lit comme un roman. Loin d'une histoire héroïque les auteurs montrent les limites et les faiblesses d'une lutte armée que le reste de la Résistance condamne à l'image du général de Gaulle dans un discours radiodiffusé de Londres. Il montre également l'efficacité de l'action de la police française dans la lutte contre la Résistance communiste. Sans l'aide de la police il est évident que les coups portés à la Résistance auraient été bien moindre. Les auteurs montrent également que le PCF a négligé d'entretenir la mémoire de ces jeunes qui les premiers ont frappé les Allemands au nom de Moscou.

 

Le Sang des communistes est un livre incontournable et un jalon pour une meilleure connaissance de la Résistance communiste. Néanmoins certains jugements des auteurs, notamment sur l'inutilité du sacrifice des jeunes communistes ou le caractère mensonger des témoignages des acteurs de la période sont désagréables et finissent par mettre mal à l'aise.

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communismeetconflits - dans Communisme français
15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 08:00
Adieu Constantinople

Le blog L'autre coté de la colline vient de mettre en ligne la seconde partie de l'article de Stéphane Mantoux consacrée au siège et à la chute de Constantinople en 1453. Pour mieux comprendre et connaitre une bataille dont le résultat à transformer le visage de l'Europe et du monde n'hésitez pas à vous rendre sur L'autre coté de la colline.

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communismeetconflits
14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 08:00

Mark Edele, Soviet Veterans of World War II, A Popular Movement in an Authoritarian Society, 1941-1991, Oxford University Press, 2009.

Les vétérans soviétiques

Les soldats qui retournent à la vie civile une fois les combats terminés sont généralement les grands oubliés de l'histoire. Une exception notable à cet oubli est le remarquable travail qu'Antoine Prost a consacré aux vétérans français de la Grande Guerre, démontrant la place central joué par ces derniers dans l'histoire sociale, culturelle et politique de la France de l'entre-deux guerres.

 

Mark Edel essaye quand à lui de sortir de l'oubli les millions de vétérans soviétiques de la Grande Guerre patriotique. Il suit le destin de ces femmes et de ces hommes depuis les difficultés qu'ils ont rencontrées après leur démobilisation pour se réadapter aux normes de la société, puis sous Krouchtchev, Brejnev, au moment de la Perestroïka de Gorbatchev et même au-delà de la disparition de l'Union soviétique.

 

La première partie du livre s'intéresse à la réinsertion sociale des vétérans dans l'immédiat après-guerre en étudiant le retour en URSS des soldats depuis l'Europe centrale, l'accueil qui leur est réservé et le difficile retour à la vie civile. Les conditions du retour sont extrêmement diverses, en voiture ou en train dans des conditions de conforts précaires. Des soldats rentrent ainsi juchés sur le toit des trains et pour certains en auto-stop.

 

La majorité des vétérans espérait beaucoup de l'accueil que leur réservait la Mére-Patrie à qui ils avaient offert leur jeunesse. Mais cet accueil et le retour à la vie civile ne sont pas uniformes. Les plus chanceux trouvent rapidement un emploi avec l'aide du gouvernement voire de la famille ou de leurs amis tandis que de nombreux autres, dépourvut de compétences professionnelles, face à une bureaucratie qui traîne les pieds pour les aider deviennent des invalides sociaux.

 

La seconde partie du livre est certainement la plus intéressante du destin collectif des vétérans dans la société soviétique. Pour certains le statut de vétérans leur a permis d'entrer dans l'appareil du Parti ou d'accéder à certains emplois qu'ils n'auraient pu avoir. D'autres sont devenu des parias. L'histoire la plus touchante est celle des invalides de guerre. Si beaucoup trouvent un emploi, certains forment des bandes criminelles d'autres deviennent des mendiants professionnels victime des campagnes du régime pour débarrasser les villes des « éléments asociaux parasites ».

 

L'auteur parle aussi du destin des anciens prisonniers de guerre qui, de retour en URSS, passe par des camps de filtrage où ils subissent les interrogatoires du NKVD. Si, contrairement à une légende solidement ancrée, ils ne prennent pas directement le chemin du Goulag, leur statut d'anciens prisonniers agit comme un stigmate qui les empêche parfois d'obtenir un emploi ou de le conserver. Dans les années 1980 des voix se font encore entendre pour que l'État donne un statut spécial à ceux qui ont été fait prisonniers sans avoir été blessés au préalable. Hélas l'auteur passe sous silence le cas des anciens prisonniers qui ont acceptés de servir les Allemands.

 

La dernière partie traite des vétérans en tant que force collective capable de mobilisations telle que la signature de pétitions pour réclamer des droits et avantages sociaux. Ces mobilisations leur attirent des sympathies mais aussi des oppositions au sein de la société et de l'appareil d’État.

 

Le livre de Edel, en suivant une catégorie particulière de la population soviétique à travers près de 50 ans livre en creux une histoire de l'URSS et de l'armée rouge. Il permet aussi d'interroger certains mythes notamment sur le destin des anciens prisonniers de guerre. Au final les espérances de ces soldats au retour du front ont été déçus et si certains en ont tiré des bénéfices, nombreux sont ceux qui ont dû se débrouiller seul pour s'intégrer dans la vie civile sans oublier les laissés pour compte, dernières victimes de la guerre.

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communismeetconflits - dans Union soviétique et Russie
13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 08:00
Le siège de Constantinople

Stéphane Mantoux vient de publier il y a quelques jours la première partie d'une étude sur le siège de Constantinople par les Turcs en 1453. Le texte est disponible sur le blog collectif, dont l'audience ne cesse d'ailleurs de monter, L'autre coté de la colline. Une lecture passionnante et instructive !

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communismeetconflits
10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 07:58

Timothy Snyder, Terres de sang : L'Europe entre Hitler et Staline, Gallimard, Paris, 2012 (2010 pour l'édition originale).  

Bloodlands

 Le livre de Timothy Snyder se veut une synthèse des recherches déjà effectuées par d'autres historiens depuis l'effondrement du système soviétique sur l'histoire de l'Europe orientale, des pays baltes à l'Ukraine en passant par la Pologne, durant la Seconde Guerre mondiale. A ce titre, le lecteur averti et le spécialiste n'apprendront rien de nouveau à la lecture de ce livre. Il n'en est pas de même pour celui qui est peu au fait de l'histoire de cette partie du continent. Signalons au passage que la volonté de l'auteur de dépasser le cadre des formations étatiques de l'époque pour livrer une étude globale de cet espace régional est la bienvenue et mériterait son pendant pour l'Europe occidentale durant la même période.

 

Le livre de Snyder est donc un ouvrage de vulgarisation assez bien fait et agréable à lire. Mais ces qualités s'accompagnent en contrepartie d'une tendance à la simplification. Si l'auteur affirme, avec raison, que l'Allemagne et l'URSS construisirent un véritable partenariat, il ne mentionne jamais qu'avant 1939 ce sont les Soviétiques qui se font les plus fermes partisans d'un système d'alliance hostile à l'Allemagne nazie. Il oublie également d'indiquer que l'annexion des pays baltes est avant tout une réponse à la défaite de la France en juin 1940.

 

Le chapitre sur la famine en Ukraine en 1932-1933 fournit une description solide de cette tragédie. Mais là aussi l'auteur ne se montre pas convaincant dans la recherche des causes de ce drame. S'il fait retomber la responsabilité sur Staline il ne mentionne pas l’âpre controverse qui entoure cette question entre chercheurs.

 

Snyder est peu au fait des questions militaires. Il présente ainsi Khalkhin-Gol comme une attaque soviétique contre les Japonais. Il reprend également la version canonique mais largement remise en cause que c'est l'arrivée de troupes venues de Sibérie qui sauve Moscou fin novembre-début décembre 1941. Sur l'action de l'armée rouge devant Varsovie l'auteur reprend l'idée que le Soviétiques ont assisté en spectateurs à la défaite de la Résistance polonaise sans mentionner les tentatives soviétiques et polonaises pour venir au secours de Varsovie. Concernant l'attitude des soldats soviétiques en Allemagne Snyder ne fait encore que répéter des récits et témoignages à fort contenu émotionnel mais dont la recherche récente a largement mis en cause le caractère systématique.

 

Certaines comparaisons semblent hardies comme celle que fait l'auteur entre celle que connaît l'Ukraine en 1933 et celle dont sont délibérément victimes les prisonniers de guerre soviétiques à partir de 1941. Bâtir des extrapolations à partir de données on ne peut plus mince ne répond à aucun besoin et surtout ne représente en rien une avancée historique. Néanmoins certains chapitres sont de qualités comme ceux traitant de la terreur stalinienne en 1937-1938 ou de l'insurrection du ghetto de Varsovie.

 

Le livre de Snyder apparaît comme une bonne introduction pour ceux qui s’intéressent à la tragédie que fut pour l'Europe orientale la Seconde Guerre mondiale. Mais nous ne pouvons que leur recommander de le compléter par d'autres lectures, certes plus dispersées mais qui donnent une part plus grande au contexte et à l'analyse que le livre de Snyder.

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communismeetconflits
9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 08:04

Les dossiers de la 2e Guerre Mondiale, n° 2, Avril-juin 2013.

 

Les éditions Hommel font revivre un titre qui avait disparu depuis quelques années. Ce n° 2 livre une longue étude, minutieuse et bien documentée, de la bataille de Moscou, article écrit par Stéphane Mantoux. Signalons également un article sur le général MacArthur, la fin du Bismarck, le coup de force japonais du 9 mars 1945 en Indochine. Tous sont de qualités et s'appuient sur des cartes claires. Parmi les rubriques, celle sur consacrée aux lieux de mémoire est particulièrement interessante puisque dans ce numéro elle fait découvrir le camps de Compiégne, centre de triage avant les camps de concentration. La rubrique Actualités est également originale en faisant connaitre les exposions et conférences sur la Seconde Guerre mondiale.

 

Parmi les points négatifs, citons en premier lieu le prix du magazine qui est un peu plus élevé que la moyenne pour une pagination similaire. Ce dernier trait lié à la longueur des articles laissent l'impression d'une faible diversité des sujets. La rubrique concernant les publications récentes est légére tandis que l'iconoraphie est peu original et de piétre qualité.

 

Ces faiblesses sont certainement le signe d'une magazine jeune qui se cherche encore. Espérons qu'il parvienne à trouver son rythme et son lectorat. Sur ce point nous ne pouvons que souhaiter qu'il n'oublie pas trop le volet "société" qu'il affiche en couverture.

De la bataille de Moscou à MacArthur
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communismeetconflits
8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 08:00

Michael Jones, Total War: From Stalingrad to Berlin, John Murray Publisher, 2011.

1941-1945: Autopsie d'une guerre totale

Le livre de Michael Jones est avant tout une histoire du front de l'Est à travers les récits et les témoignages des soldats et des civils, Allemands et Soviétiques, qui ont pris part à ce gigantesque conflit. Mais il ne s'agit surtout pas d'une compilation de différents récits. Bien au contraire la parole des acteurs doit permettre à répondre à certaines grandes questions, celle notamment qui touche à la résistance des soldats et de la population soviétique à travers les épreuves de la défaite en 1941, la famine du siège de Léningrad et les différentes épreuves d'un chemin de croix qui conduit à une résurrection presque miraculeuse de la puissance soviétique.

 

Il est peu question ici de tactiques, d'exploits militaires ou d'art opératif. Ce qui compte ce sont les épreuves endurées par les Soviétiques avant d'atteindre enfin les frontières orientales du Reich. Si les chapitres qui couvrent la période allant de juin 1941 à la victoire de Stalingrad n'apportent pas grand chose de nouveau, il en va différemment à partir du moment où l'auteur traite de la retraite allemande qui s'accompagne d'une politique systématique de terre brûlée. Ainsi le lecteur apprend qu'en Biélorussie où dominent de vastes espaces marécageux, les Allemands regroupent les populations locales et les enferment dans des camps entourés de barbelés. Les nazis espèrent que le typhus se répande rapidement parmi des prisonniers installés à même le sol boueux et qu'ils transmettent ensuite la maladie aux soldats rouges. Et ce plan fonctionne puisque des soldats soviétiques ne peuvent s’empêcher de libérer ces camps ce qui conduit ensuite à la mise en quarantaine d'un corps entier.

 

Jones n'esquive pas le problème du comportement de l'armée rouge en Allemagne. Sans minimiser les exactions il contextualise ces atrocités en montrant que les soldats soviétiques ont été constamment confrontés lors de la libération de l'URSS à la vision de destructions immenses et des pertes humaines dans les territoires occupés. En Pologne ils découvrent les camps de la mort comme Auschwitz. Mais surtout ils sont abreuvés par une propagande qui, pour maintenir le moral, les incite à tuer les occupants de leur patrie et les assassins de leurs proches. La haine ainsi cultivée n'a pas disparu avec le franchissement de la frontière allemande. Jones donne aussi la parole aux militaires qui ont essayés d'endiguer la violence et les pillages tandis que la propagande officielle abandonnait le discours vengeur pour donner à l'armée rouge l'image d'une armée de libération.

 

L'auteur montre également que la propagande allemande a sciemment exagéré les crimes soviétiques. Un village dont la population a été expulsé a ensuite été détruit puis les équipes de cinéma sont arrivé pour filmer les atrocités soviétiques dont l'abattage des cygnes du parc pour les dévorer.

 

Le grand intérêt du livre de Jones est de montrer au lecteur l'ampleur de la catastrophe humaine et matérielle qui s'offre en spectacle à des combattants soviétiques déjà conditionnés par une propagande de vengeance. Par ce biais il contextualise le comportement de l'armée rouge en Allemagne orientale en insistant sur le fait que les violences envers les civils sont le fait d'une minorité alors que la majorité de l'armée rouge a réussi à préserver sa réputation de libératrice.

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communismeetconflits
7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 08:00

2ème Guerre mondiale, Hors-Série n°32: Aux portes du Reich. Bataille pour la Hongrie.

La bataille de Hongrie

Le sujet qui est au cœur du dernier hors-série du magazine 2ème Guerre mondiale ne peut qu'intéresser les amateurs de l'histoire du front de l'Est, surtout qu'il ne s'agit pas ici de traiter un énième fois de Stalingrad ou de Berlin mais des combats qui ont pour le contrôle du territoire hongrois. Le sujet est d'autant plus l'original que l'auteur, Jean-François Liardet, étire son sujet en amont et en aval. En amont il prend soin d'évoquer l'histoire de la Hongrie durant l'entre-deux guerres et de sa participation à la coalition hitlérienne contre l'Union soviétique. En prolongement du récit de la bataille pour la Hongrie, il évoque un épisode mal connu de la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'invasion de l'Autriche par l'armée rouge.

 

Au centre de l'ouvrage le lecteur trouve un récit détaillé des combats qui se déroulent en Hongrie de la fin 1944 au début de 1945 avec comme point d'orgue la bataille pour le contrôle de Budapest.

 

L'auteur réussit, bien que le sujet soit complexe, à exposer avec clarté l'histoire de la Hongrie et de son armée jusqu'à la fin de 1944. A partir de ce moment l'attention se concentre sur le duel qui s'engage entre la Wehrmacht et l'armée rouge pour la prise de contrôle de l'Europe centrale. L'iconographie qui accompagne le texte est bien choisie et légendée. Une bibliographie complète cet ensemble d'une lecture agréable. Un regret toutefois, l'absence dans le récit de paragraphes sur le calvaire infligé aux civils et sur le sort des Juifs hongrois à l'été 1944.

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communismeetconflits
6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 08:00
De Grandson à Morat

Voici un billet qui nous éloigne de nos sujets habituels puisqu'il nous plonge à la fin du Moyen-Age au coeur de la lutte qui oppose alors Charles le Téméraire, le duc de Bourgogne, aux troupes de la Confédération helvétique. Le conflit est d'importance car ce qui se joue là c'est le visage de l'Europe moderne mais également l'émergence d'un art de la guerre nouveau.

 

Pour en savoir plus sur la victoire suisse de Morat en 1476 nous invitons donc les lecteurs à se rendre sur le blog De l'autre coté de la colline. Dans une interview accordée à Adrien Fontanellaz, Pierre Streits, historien militaire suisse et spécialiste de cette bataille de Morat, livre un récit détailé des combats sans oublier de contextualiser Morat dans son environnement politique, diplomatique et militaire. 

 

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  • : Blog destiné à publier des articles et travaux historiques concernant les relations entre communisme et violence au XX°siècle. Ce blog est ouvert à ceux qui voudront publier articles, notes, annonces de publications, de colloques ou autres concernant ce champs d'étude historique.
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L'autre coté de la colline

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Publications de David FRANCOIS

GuideICSerge Wolikow, Alexandre Courban, David François, Christian Oppetit, Guide des archives de l'Internationale communiste, 1919-1943, Archives nationales-MSH Dijon, Paris-Dijon, 2009. 

9782749110356Serge Wolikow (sld), Pierre Sémard, Le Cherche-Midi, Paris, 2007, (Rédaction du chapitre "La mise à l'écart (1929-1932)")