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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 08:01

L'Institut d'Histoire du Temps Présent organise les 6 et 7 juin prochains un colloque intitulé "La Guerre Froide vu d'en bas". Le colloque se tiendra à l'Auditorium Marie Curie-Campus Gérard Mégie, 3 rue Michel-Ange 75016 à Paris.

 

L'ensemble du programme de ces deux jours ainsi que l'affiche du colloque sont disponibles sur le site de l'IHTP. Les inscriptions se font à l'adresse suivante: coll.Guerre-Froide@ihtp.cnrs.fr

Colloque sur la guerre froide
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communismeetconflits
30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 08:00

Nik Cornish, Armageddon Ost : The German Defeat on the Eastern Front, 1944-45, Ian Allan Publishing, 2006.

Armageddon Ost: le front de l'Est en photos

Le livre de Cornish est une plongée dans dans les six derniers mois du conflit germano-soviétique. L'auteur décrit les divers combats, à grandes ou petite échelles, qui voient l'effondrement de l'Allemagne, des grandes batailles blindées en Prusse à la guerre de partisans et aux charges de cavalerie dans les Carpates et en Yougoslavie. L'auteur cite en abondance des documents d'époque et de nombreux témoignages venant de chaque camp. Il n'oublie pas de raconter le sort des différents pays de l'Europe oriental alliés de l'Allemagne nazie.

 

Le livre de Nik Cornish se caractérise par une abondante iconographie et des cartes qui permettent de suivre les grandes lignes du front et le déroulement des opérations militaires. Les photos publiées font tout l’intérêt du livre puisque la plupart, issues des archives soviétiques, sont inédites.

 

Ce livre n'a pas l'intention de bouleverser l'historiographie sur le sujet. L'auteur se réfère d’ailleurs régulièrement à Anthony Beevor et Cornelius Ryan tout au long de son propos. Il s'agit plutôt d'un récit simple des principales opérations militaires de la dernière phase de la guerre. Et ce récit a pour but principal de mettre en valeur, en explicitant leurs contextes, les nombreuses photos publiées. Au final voici un livre clair, bien illustré, solide quant aux informations.

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communismeetconflits
29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 08:00

Ronald Smelser, Edward J. Davies, The Myth of the Eastern Front : The Nazi-Soviet War in American Popular Culture, Cambridge University Press, 2007.

A l'origine du "german-bias"

Le livre de Ronald Smelser et Edward Davies est une lecture indispensable pour tous ceux qui portent quelque interet à l'histoire de la Seconde Guerre mondiale et plus particulièrement au front de l'Est. Et ce propos ne s'adresse pas seulement aux « dévoreurs de bouquins » mais également aux passionnés de figurines ou de wargames, que ces derniers soient sur plateau ou sur écran. Si les auteurs étudient la place que tient le front de l'est dans la culture populaire américaine, l'influence de cette dernière sur la culture occidentale, donc aussi française, aboutit à ce que le propos du livre dépasse de loin le cadre des seuls États-Unis.

 

Les premiers chapitres décrivent l'image de l'Union soviétique dans les médias américains pendant la guerre et au moment des procès de Nuremberg. Les auteurs montrent ainsi que très vite après la fin des combats l'image de l'URSS en guerre se dégrade rapidement dans les médias américains. Les révélations sur les crimes nazis en URSS lors du procès de Nuremberg sont vite oubliées alors que les Américains se rapprochent des Allemands et assistent à la mainmise soviétique sur l'Allemagne de l'Est.

 

Un chapitre est consacré au rôle joué par les officiers supérieurs allemands dans la perception que le public américain a de la guerre à l'Est. La pensée du général Halder, qui a échappé avec l'aide des Américains à un procès pour crime de guerre en Bavière, synthétise cette image que les vaincus veulent donner de leur combat. La guerre à l'Est est présentée comme une guerre contre le bolchevisme dans laquelle l'honneur des officiers est sauf car les militaires n'ont jamais participés aux crimes hitlériens. Ces deux idées forces sont à la base des nombreux récits publiés en Occident par d'anciens officiers de la Wehrmacht qui fondent les mythes qui dominent la perception du front de l'Est en Occident. Elles se développent d'abord à travers des écrits sur la stratégie et la tactique destinés aux officiers occidentaux mais rapidement elles se diffusent dans l'opinion publique.

 

Cette diffusion est au centre des chapitres suivants où les auteurs étudient des ouvrages très divers, que ce soit les Mémoires de Manstein, les livres de Guderian, von Mennenthin mais aussi ceux de Rudel, Carell ou Sven Hassel. Ces ouvrages fournissent les lieux communs sur le front de l'Est, profitant de relais dans la presse et du silence approbateur des historiens. Ce qui caractérise la majorité de ces productions est de se cantonner au seuls aspects militaires du conflit et de délaisser son aspect génocidaire. La Werhmacht est présentée comme un ensemble de braves soldats qui luttent pour leur nation sous les ordres d'un dictateur brutal et ignorant. Si les anciens officiers et soldats s'attachent à présenter une Werhmacht courageuse et sans tache, des auteurs américains participent également de ce courant comme Mark Yerger ou Franz Kurowski. Certains font de même avec la Waffen SS comme Richard Landwehr et flirtent avec le révisionnisme.

 

Le dernier chapitre traite des wargames et sites Internet consacrés au front de l'Est. Les wargames qui permettent aux joueurs de rejouer des batailles du conflit germano-soviétique donnent naissance à une presse spécialisée qui publie à destination des joueurs des articles expliquant les contextes des batailles jouées. Internet donne un nouvel élan à la curiosité envers le front de l'Est par le biais de sites et de forums spécialisés.

 

L'idée centrale du livre est que les vétérans allemands ont donné une version biaisée de l'histoire du front de l'Est oubliant délibérément ses aspects politiques. Les généraux qui avaient connaissance et pour certains ont participé au génocide ont niés toute complicité avec des troupes comme les Einsatzgruppen. Le public occidental s'est contenté durant des décennies d'ouvrages où seule la dimension militaire du front de l'Est était décrite, ignorant son caractère de guerre d'annihilation du peuple soviétique. Il faut les années 1990, notamment les travaux d'Omer Bartov pour que les choses commencent à changer.

 

Le livre de Smelser et Davies nous apparaît comme une lecture indispensable pour tous ceux, amateurs ou professionnels, qui s’intéressent à l'histoire du front de l'Est. Le lecteur ne peut ensuite que porter un regard nouveau et critique sur le contenu des livres et revues que contient sa bibliothèque. Cette plongée à l'origine du german-bias si elle est fascinante, laisse néanmoins le lecteur francophone sur sa faim et surtout songeur sur ce que pourrait être une étude similaire avec la France comme lieu d'observation.

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communismeetconflits
28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 08:00

Adam Zamoyski, Warsaw 1920, Lenin's Failed Conquest of Europe, Harper Press, 2008.

Varsovie 1920

Voici un livre qui aiguise l’appétit puisque les ouvrages consacrés exclusivement à la guerre de 1920 entre la jeune Pologne indépendante et la Russie soviétique sont peu nombreux. Le livre d'Adam Zamoyski est pourtant décevant puisqu'il repose sur l'idée ancienne que les Soviétiques ont voulus exporter la révolution en Allemagne en passant sur le cadavre de la Pologne. Cette hypothèse ne repose sur aucun fait établi et l'auteur tandis que les dirigeants soviétiques étaient pour leur part que la Révolution allait inévitablement éclater en Europe sans avoir besoin d'une aide extérieure. Zamoyski rappelle sur ce point que ce sont les Polonais qui déclenchent la guerre en lançant leur armée sur Vilnius et Kiev.

 

L'histoire que propose Zamoyski a un léger parfum nationaliste puisqu'elle justifie la conquête par les Polonais de terres qui étaient sous le contrôle de la Pologne avant la partition du pays. Il dénie par contre ce droit aux Russes qui contrôlent pourtant ce territoire depuis la disparition de la Pologne.

 

Ce qui est plus gênant c'est le déterminisme qui sous-tend l'ensemble du livre. Pour lui dès le départ les Soviétiques avaient pour but d'exporter la Révolution par les armes et ce qui est arrivé devait l'être d'une manière inéluctable. Il oublie donc délibérément que Trotski et Tchitchérine sont opposés à la guerre et qu'aucun document ne permet d'affirmer que Lénine aurait attaqué si les Polonais ne l'avaient fait avant.

 

Ce qui reste certain c'est que les Soviétiques ont d'abord répondu à la menace polonaise. Sans cette dernière rien n'indique que l'Armée rouge voulait s'engager dans une guerre extérieure alors que la guerre civile n'était pas terminée. Le lecteur a parfois l'impression que l'auteur confond la situation de 1920 avec celle de 1945 afin de justifier l'attaque polonaise alors qu'elles sont profondément différentes. En 1920 la Russie soviétique est isolée et surtout incapable d'affronter efficacement une armée européenne.

 

Zamoyski montre bien que la guerre permet le ralliement aux bolcheviks d'une partie des anciennes élites notamment chez les officiers, comme le général Broussilov, qui demandent à reprendre du service dans l'armée rouge. Le même phénomène se produit également dans la Pologne envahie. Mais cela ne signifie pas comme l'indique l'auteur que Lénine a cherché à mobiliser le peuple russe par le biais de la guerre. Il est au contraire conscient que la Russie est lasse d'un état de guerre qui dure depuis 1914 et il n'oublie pas que les bolcheviks ont pris le pouvoir sur le mot d'ordre de la paix immédiate ce qui s'est traduit par la signature du traité de Brest-Litovsk. Si les Russes se mobilisent en 1920 c'est dans un réflexe défensif et non dans l'intention d'exporter la Révolution mondiale.

 

Le livre n'est pourtant pas dénué d’intérêt et il faut reconnaître que l'auteur sait rappeler à propos aussi bien les atrocités commises par les Soviétiques que par les Polonais. Il montre de façon claire le caractère composite et hétéroclite des troupes qui s'affrontent et qui ont peu à voir avec les armées occidentales de l'époque. Mais ces qualités ne peuvent, à nos yeux, compenser le caractère biaisé de cette présentation de la guerre de 1920 entre la Pologne et la Russie soviétique.  

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communismeetconflits
27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 08:00

Au début des années 1981, les relations entre les deux blocs qui se disputent le monde se durcissent. Après la détente des années 1970, l'invasion de l'Afghanistan et l'élection de Ronald Reagan à la tête des États-Unis. A l'automne 1983, la tension est si forte entre Moscou et Washignton que les manœuvres organisées par l'OTAN en Allemagne de l'Ouest, connu sous le nom d'Able Archer, conduisent les Soviétiques à envisager une attaque militaire. Craignant que sous couvert d'un exercice de routine les Américains ne déclenchent un guerre nucléaire, l'URSS s'apprête à ce moment là à lancer une riposte préventive.

 

Pour mieux connaître cet épisode encore trop méconnu de la Guerre froide, la National Security Archive de l'Université de Washington met une ligne une série de documents (à découvrir ici) qui offrent un nouveau regard sur le moment le plus critique de l'opposition Est/Ouest depuis la crise de Cuba en 1962. Si le lecteur peut trouver de nombreux documents déclassifiés par le gouvernement américain, il peut aussi découvrir des sources soviétiques traduites du russe.

 

Cet ensemble documentaire fait froid dans le dos puisque l'opinion publique a été largement ignorante à l'époque d'avoir frôlé de si prés l'apocalypse nucléaire.

 

 

 

 

1983, le monde au bord de la guerre nucléaire
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communismeetconflits
24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 08:00

Steven Zaloga, Inside the Blue Berets : A History of Soviet ans Russian Airborne Force, 1930-1995, Presidio, 1995.

 

Une histoire des paras soviétiques

Steven Zaloga est un auteur prolifique spécialisé dans l'histoire militaire de l'Union soviétique. Il livre ici un travail de qualité sur les forces aéroportées de l'URSS et de la Russie eltsinienne. L'originalité du sujet a pour résultat que le lecteur non spécialiste à l'agréable surprise d'apprendre beaucoup de choses. D'abord il est étonné de voir que dans le domaine des opérations aéroportées l'armée rouge est dans les années 1930 largement en avance sur ses homologues occidentales. Mais les purges qui frappent les militaires en 1937-1938 signent la fin des recherches théoriques dans ce domaine et des exercices pratiques.

 

La riche expérience accumulée se perd et les troupes aéroportées soviétiques perdent rapidement de leur efficacité. Cette faiblesse est criante lors des rares opérations aéroportées organisées durant la Seconde Guerre mondiale. Les avions ont des défauts et sont de piètres qualités, les pilotes manquent d'expériences et savent à peine voler de nuit et surtout derrière les lignes allemandes. Si les troupes aéroportées connaissent des succès ils ne sont pas compensés par le niveau élevé des pertes. Ces succès et ces échecs sont racontés en détail.

 

La majorité des troupes aéroportées sont utilisées comme une infanterie légère que ce soit lors de l'encerclement de Kiev en 1941, à Stalingrad ou à Koursk. Chaque fois que des forces parachutistes sont mises sur pied ou reconstituées elles sont aussitôt anéanties dans diverses opérations. Sur ce plan les Soviétiques ne font guère mieux que leur adversaire allemand.

 

Durant la guerre froide si les Américains ont considéré les forces aéroportées comme une infanterie légère les Soviétiques ont eu tendance à les transformer en division mécanisée. Ainsi leur armement a été augmenté tout comme leur puissance de feu tandis que le personnel a vu ses effectifs diminués. L'auteur relate aussi en détail l'utilisation de ses forces que ce soit en Hongrie en 1956, en Tchécoslovaquie en 1968 mais aussi en Afghanistan entre 1979 et 1989.

 

Les amateurs des troupes aéroportées prendront un réel plaisir à la lecture de cet ouvrage clair et bien écrit.

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communismeetconflits - dans Union soviétique et Russie
23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 08:00

Maroussia Naïtchenko, Une jeune fille en guerre. La lutte antifasciste d'une génération, Imago, Paris, 2003.

 

Une jeune communiste dans la Résistance

 Voici un ouvrage important pour comprendre les débuts de la lutte armée communiste en France. Le témoignage que livre ici Maroussia Naïtchenko éclaire le parcours des jeunes communistes qui forment dès l'été 1941 les Bataillons de la jeunesse.

 

Maroussia Naïtchenko a seulement douze ans quand sa mère l'inscrit à la Jeunesse communiste en 1935. Cela peut surprendre d'autant que la jeune fille est issue par sa mère d'une famille française noble et riche. Mais cette mère a rejeté sa famille pour épouser un russe dont elle a divorcé pour élever seuls ses deux enfants. Si l'histoire de la famille de Maroussia Naïtchenko donne une touche savoureuse à l'ouvrage, l'essentiel réside dans l'aspect politique de son témoignage. Elle montre ainsi les activités d'une jeune militante à l'époque du Front populaire au sein d'une organisation qui évolue à la suite du tournant patriotique opéré par le PC. Pour s'attirer les bonnes graces des catholiques, la JC sépare garçons et filles qui s'organisent dans l'Union des jeunes filles de France dont les activités privilégient le modèle traditionnel de la jeune fille.

 

Quand la guerre éclate Maroussia Naïtchenko continue à militer mais dorénavant dans la clandestinité. Elle est alors à un poste d'observation privilégié puisque son compagnon est le second de Maurice Tréand au moment où le PC négocie avec les autorités allemandes la reparution légale de l'Humanité. Par la suite elle fréquente les combattants de l'Organisation spéciale, l'ancêtre des FTP. La plupart de ses premiers combattants sont issus de la JC et Maroussia Naïtchenko les connaît bien et en héberge certains. Elle décrit alors la vie de ces jeunes qui sans expérience, sans infrastructure alors qu'ils sont isolés et traqués attaquent les armes à la main la Wehrmacht. La plupart seront arrêtés et mourront soit en déportation, soit fusillés ou décapités.

 

C'est à cette époque que sans en connaître les raisons Maroussia Naïtchenlo apprend qu'elle est exclue du PC. Cela ne l’empêche pas de continuer la lutte clandestine comme agent de liaison. Elle n'apprendra les raisons de sa mise à l'écart que dans les années 1990 après avoir connu les désillusions profondes de l'après-guerre et du stalinisme.

 

Voici donc un livre, largement méconnu, d'une force exceptionnelle, un témoignage qui, sans pathos, fait revivre les débuts incertains de la lutte armée à travers le destin de ces jeunes qui offrent leur vie pour un idéal. Un livre passionnant et incontournable.

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communismeetconflits - dans Communisme français Résistance Lutte armée
22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 08:00

Victor Kamenir, The Bloody Triangle: The Defeat of Soviet Armor in the Ukraine, June 1941, Zenith Press, 2009.

Barbarossa en Ukraine

La littérature consacrée à l'opération Barbarossa connaît une inflation galopante, du moins dans la langue de Shakespeare puisqu'en français rien ne point à l'horizon. Parmi les différents titres parus ces dernières années et où se remarque entre autres le travail de David Stahel, les historiens russes ne sont pas les plus négligeables. Parmi les ouvrages qui viennent de Russie et dont seul un petit nombre sont traduits en anglais citons celui de Victor Kamenir qui traite des combats dans le sud de la Russie entre la fin juin et le début de juillet 1941.

 

L'auteur se penche en particulier sur le corps mécanisé du district militaire spécial de Kiev qui comprend les 8e, 9e, 15e, 19e et 22e divisons. Il analyse les forces et faiblesses de cette unité ce qui permet ce mieux comprendre la nature des combats lors de l'opération Barbarossa.

 

L'ouvrage contribue a expliquer ce qui est arrivé à l'armée rouge à l'été 1941. Il montre surtout la formidable résistance des troupes soviétiques qui infligent de sévères pertes aux forces allemandes. Loin de s'effondrer rapidement certaines unités comme la 1ere brigade antichar ou le groupe de combat Lukin organisent des pôles de résistance tenace. La percée des hommes du commissaire Popel à travers les lignes allemandes a Dubno, qui affecte l'avance de la Werhmacht dans le sud de la Russie est décrite en détail. L'auteur montre également que le manque de communication entre les unités soviétiques joue un rôle important. Ainsi le 8e corps mécanisé doit parcourir des centaines de kilomètres avant d'engager le combat car il est déplacé d'un endroit à l'autre dans une confusion totale. Différentes instances de commandements donnent des ordres contradictoires qui provoquent le chaos.

 

Si l'angle d'approche de l'ouvrage est pertinent ce livre souffre néanmoins d'un défaut rédhibitoire. L'auteur signale rarement ses sources. Quand il le fait c'est de manière si succincte que le lecteur est incapable de l'identifier correctement. Sinon il est impossible de savoir d'où proviennent les données, souvent intéressantes, qui nourrissent le texte. Le lecteur qui s'intéresse au front de l'Est peut lire cet ouvrage avec profit, d'autant qu'en focalisant son attention sur les corps mécanisés il donne à voir ce que seront les opérations de l'armée soviétique durant le reste de la guerre. Mais sans citer les sources utilisées, ce livre forme une impasse pour ceux qui voudraient initier de nouvelles recherches ou simplement assouvir leur curiosité.

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communismeetconflits - dans Union soviétique et Russie Barbarossa
21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 08:00
Les MIG-29 au combat

Les amateurs d'histoire de l'aviation militaire et des conflits contemporains peuvent retrouver depuis hier un passionnant article d'Adrien Fontanellaz sur l'histoire du MIG-29 et des combats que cet appareil à livré de l'Irak à l'Erythrée en passant par la Yougoslavie.

 

A lire sans tarder sur l'autre coté de la colline !

 

 

Les MIG-29 au combat
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communismeetconflits - dans MIG aviation
20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 08:00

La prochaine séance du séminaire « Territoires et militants communistes : approches plurielles et comparées » aura lieu samedi 25 mai 2013 (10 heures).avec pour invités Emmanuel Bellanger et Julian Mischi,  autour de l’ouvrage Les territoires du communisme (Armand Colin).

 

 

Territoires et militants communistes : approches plurielles et comparées

Séminaire de recherche 2012-2013

Organisé par Bernard Pudal, Claude Pennetier, Bruno Groppo, 
Isabelle Gouarné et Paul Boulland

 

Centre d’histoire sociale du XXe siècle (CNRS UMR 8058/Université Paris 1)

9, rue Malher 75004 (métro Saint-Paul). 
Contact : Paul Boulland (paul.boulland[at]orange.fr)

 

Territoire du communisme
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  • : Communisme, violence, conflits
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  • : Blog destiné à publier des articles et travaux historiques concernant les relations entre communisme et violence au XX°siècle. Ce blog est ouvert à ceux qui voudront publier articles, notes, annonces de publications, de colloques ou autres concernant ce champs d'étude historique.
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L'autre coté de la colline

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Rigueur historienne et clarté du propos. A ne pas manquer !

Recherche

Publications de David FRANCOIS

GuideICSerge Wolikow, Alexandre Courban, David François, Christian Oppetit, Guide des archives de l'Internationale communiste, 1919-1943, Archives nationales-MSH Dijon, Paris-Dijon, 2009. 

9782749110356Serge Wolikow (sld), Pierre Sémard, Le Cherche-Midi, Paris, 2007, (Rédaction du chapitre "La mise à l'écart (1929-1932)")