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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 08:00

Depuis hier le blog "Communisme, violence, conflits" possède une page Facebook. Cette page a pour but de donner une audience plus grande au blog mais également de faire partager des liens, des sites, des informations sur les sujets qui nous interessent.

 

Venez nombreux !

 

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"Communisme et conflits" sur Facebook
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communismeetconflits
14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 08:00

Dans le cadre de l'anniversaire de la fondation du Conseil National de la Résistance et de la mort de son fondateur Jean Moulin, le Musée du général Leclerc-Musée de la Libération-Musée Jean Moulin organise une exposition exceptionnelle sur "L'Inconnu du Panthéon" selon la belle expression de Daniel Cordier.

 

Lettres, journaux, dessins, témoignages sur Jean Moulin sont mis à l'honneur ainsi que le leg encore jamais exposé d'une petite cousine du fondateur du CNR. A travers ces documents divers le spectateur parcourt la destinée de Moulin préfet, Résistant mais aussi amateur d'art et dessinateur. A ne pas manquer !

 

Adresse du musée: 23 allée de la 2e DB Jardin Atlantique (au-dessus de la gare Montparnasse).

 

Redécouvrir Jean Moulin
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communismeetconflits
13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 08:00

Jean-François Lecaillon, Le Souvenir de 1870, histoire d'une mémoire, Bernard Giovanangeli Editeur, 2011

1870, du Souvenir à la Mémoire

Jean-François Lecaillon est un spécialiste désormais reconnu de la guerre de 1870, un conflit dont l'historiographie scientifique reste bien mince. Il présente dans ce livre, non pas un nouveau récit de l'Année terrible, mais une plongée dans la mémoire de cette guerre et de sa transmission jusqu'à nos jours.

 

Alors que la mémoire des deux conflits mondiaux est bien connue, celle sur 1870 restait largement méconnue. Les années 1950 ont vu pourtant la publication du livre de Claude Digeon, La crise allemande de la pensée française, que l'auteur curieusement ne cite pas et du livre d'Henry Contamine, La Revanche 1970-1914. Depuis plus rien ou bien peu.

 

De cette plongée dans la mémoire collective, l'auteur tire des conclusions qui démontrent qu'Histoire et Mémoire ne font pas toujours bon ménage. Il en donne pour preuve que l'image d'une France qui ne rêve que de Revanche et d'instituteurs dont la tache est d'apprendre aux enfants à ne pas oublier l'Alsace-Lorraine n'est qu'un mythe. En réalité le souvenir de la défaite de 70 s'estompe peu à peu dans la société française de la Belle Époque. Quand aux instituteurs, ils ne reçoivent jamais du gouvernement l'ordre d'enseigner une forme de revanchisme qu'en majorité ils réprouvent par pacifisme.

 

Si les Français partent résolument à la guerre en 1914 ce n'est donc pas par volonté de reprendre l'Alsace-Lorraine. La nécessité de défendre la Patrie agressée et de lutter pour le Droit et la Justice justifie une entrée en guerre où la Revanche tient peu de place. Cela ne signifie pas que la mystique de la Revanche n'existe pas avant 1914, mais elle est confinée à des petits cercles nationalistes, intellectuels et militaires. De manière bizarre c'est à partir des années 1950 alors que s'amorce le rapprochement franco-allemand que le mythe de la revanche prend son essor. Il envahit les manuels scolaires malgré les travaux d'historiens comme Jean-Jacques Becker qui démontre en 1977 son caractère minoritaire. Mais cette mise au point scientifique n'érode pas une légende tenace alors que la guerre de 1870 ne devient plus qu'un repère chronologique comme 1515 ou 1815.

 

D'une lecture agréable, passionnant quand au fond, le livre de Jean-François Lecaillon se nourrit d'un vaste corpus documentaire qui fait l'objet d'une belle bibliographie. Le parcours qu'il sillonne au cœur de l'imaginaire collectif des Français de la fin du XIXe siècle à nos jours permet de remettre en perspective cette guerre de 1870 bien oubliée.

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 08:00

Christer Bergstrom, Barbarossa: The Air Battle, July-December 1941, Midland Publishing, 2007.

Le ciel de Barbarossa

Lorsque l'on pense à la l'invasion de l'URSS à l'été 1941 reviennent en mémoire les images des combats sur les vastes plaines russes telles qu'elles apparaissent dans les films d'actualité de l'époque mais aussi les œuvres de fictions de ces vingts dernières années. On oublie vite de ce fut aussi une guerre aérienne.

 

Christer Bergstrom décrit dans son livre cet aspect aérien largement négligé. J'avoue que même si je ne suis pas un grand amateur de techniques aériennes, ni de technologie aéronautique, la lecture de l'ouvrage me fut agréable. La raison en est simple, l'auteur ne se concentre pas seulement sur le ciel mais il raconte les effets de la bataille aérienne sur les opérations au sol. Il intègre ainsi l'aspect aérien dans un contexte plus vaste, celui de l'une des plus grandes opérations militaires de la Seconde Guerre mondiale.

 

Certains récits que livrent Bergstrom sont impressionnant comme celui de ce groupe de bombardiers de la 9e flotte aérienne rouge dont tous les appareils sont touchés et brûlent mais qui continue à voler en formation. Arrivée sur l'objectif les pilots larguent leur bombe et sautent en parachute. C'est là l'un des nombreux exemple du comportement suicidaire des aviateurs soviétiques qui, dans les premières semaines de la bataille, se sacrifient pour ralentir de seulement quelques heures l'avance allemande vers l'Est.

 

L'ouvrage s'appuie sur un vaste éventail de sources issus des archives soviétiques et allemandes, des mémoires des combattants, des journaux de l'époque mais également de nombreux travaux plus récents. Les amateurs de guerre aérienne ne peuvent être que comblés tandis que les autres sont amené à découvrir un aspect relativement ignoré de la guerre sur le front de l'Est.


 

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 08:00

Depuis le 10 juin nous publions sur le site L'autre coté de la colline un article sur la guerre de 1870-1871 en Bourgogne. A travers l'histoire de l'armée des Vosges commandée par le général Giuseppe Garibaldi, c'est un théatre d'opération délaissé que nous souhaitons  ainsi remettre en lumière.

 

 

Garibaldi en Bourgogne
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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 08:00

Keith Lowe, L'Europe barbare, 1945-1950, Perrin, 2013.

 Un après-guerre de sang et de fureur

Le livre de Keith Lowe représente pour un lecteur français un choc. En effet dans nos imaginaire, 1945 est un moment joyeux, les foules sont en liesse à l'annonce de la capitulation allemande, les déportés et prisonniers rentrent d'Allemagne, la République reprend ses droits, le baby-boom annonce la promesse des Trentes glorieuses. Le cauchemar est passé, les forces de la vie reprennent leurs droits. Cette vision irénique s'effondre à la lecture de l'Europe barbare.

 

Lowe présente un continent dévasté sans repères économiques, sociaux ou mentaux, un continent livré à la criminalité, la brutalité, la misère et la vengeance. L'Europe est au sens propre en ruine. Les villes ne sont plus que des amas de gravats à l'image de Varsovie, Berlin ou Dresde. Des émeutes éclatent pour des colis alimentaires de la Croix-Rouge tandis que la prostitution explose dans le seul but de trouver de quoi acheter de la nourriture. Les femmes sont d'ailleurs les principales victimes de cet après-guerre tourmenté. Le sort des femmes allemandes victimes des exactions est bien connue. Il n'en est pas de même des viols commis par les troupes françaises en Bavière ou les prisonniers et travailleurs libérés.

 

Les massacres ne prennent pas fin avec la chute du Reich. Des Serbes assassinent des Croates, les Polonais de Juifs et des Ukrainiens, des Grecs des Bulgares. Dans les pays baltes, ce sont des partisans qui sont exécutés par milliers. Les camps de concentration nazis reprennent du service pour l'internement de militaires et civils allemands. A Prague, la population germanophone se voit dans l'obligation de porter comme signe distinctif sur les vêtements une croix gammée. L'épuration ethnique se donne libre cours tandis que des millions de réfugiés encombrent les routes tandis que les règlements de compte politiques, particulièrement nombreux en Italie, dégénère parfois en guerre civile comme en Grèce.

 

Plus paradoxal encore, la mort d'Hitler ne met pas fin au calvaire des Juifs qui sont victimes de pogroms en 1946-1947 en Europe orientale. Ces violences, autant que la Shoah, sont à l'origine du courant migratoire qui renforce le jeune État d'Israël.

 

Il ne s'agit pas pour l'auteur de relativiser les crimes nazis puisqu'il montre bien que les violences de l'après-guerre sont la conséquence directe de la politique d'Hitler. Le principal apport de l'ouvrage est de montrer que la Seconde Guerre mondiale s'inscrit dans une histoire de longue durée qui débute bien avant 1939, voire même 1933 et ne se clôt pas en 1945 mais plutot au début des années 1950, quelques années seulement avant la naissance de la Communauté européenne.

 

A lire et à méditer.


 

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 08:00

Ian Kershaw, La Fin, Allemagne, 1944-1945, Le Seuil, 2012.

Le crépuscule du Reich

La fin du IIIe Reich a depuis toujours exercé une étrange fascination dans l'imaginaire collectif. C'est à cet épisode précis que se consacre la dernière étude publiée en français, de Ian Kershaw, spécialiste internationale de la société allemande sous le nazisme et auteur d'une somme biographique sur Hitler.

 

Kershaw fait partir son étude de l'attentat raté du 20 juillet 1944 afin de montrer qu'à partir de ce moment le Reich passe entièrement sous la domination des quelques proches de Hitler qui se signalent par leur fanatisme. Ces hommes, Goebbels, Himmler, Speer et Bormann, réussissent l'exploit de maintenir debout pendant encore quelques mois un pays en miette. Les usines d'armement fonctionnent à plein rendement, la population est mobilisée dans la Volksturm et la terreur continuent jusqu'à l'agonie du régime.

 

Surtout la Wehrmacht compte encore fin 1944 prés de 13 millions de soldats. Elle se montre particulièrement pugnace notamment sur le front ouest mais également à l'est où domine la peur des « hordes » soviétiques. Kershaw revient notamment sur l'épisode du massacre de Nemmensdorf et son exploitation par les services de propagande du Reich. Il montre surtout que les officiers allemands, surtout les généraux, sont conscients que les Soviétiques se montreront impitoyables avec ceux qui ont participé aux atrocités dans les territoires de l'URSS. Cette crainte encourage l'esprit de résistance.

 

De manière claire et parfaitement documentée, Kershaw donne des réponses précises à tous ceux qui se demandent pourquoi et comment l'Allemagne a combattu jusqu'au bout alors que la défaite semblait inéluctable depuis de nombreux mois. Cette plongée dans le Crépuscule des Dieux est à la fois fascinante, riche en enseignement mais surtout profondément troublante.

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 08:00

Le mois de juin est généralement celui des colloques universitaires. Signalons celui qui doit se tenir du 12 au 14 juin sur le site de l'Universités Paris-Est à Marne -la-Vallée pour les deux premiers jours et sur celui de l'Université Paris-Diderot pour la dernière journée. Le programme des trois journées montrent une incroyable diversité des sujets abordée, ce qui promet des interventions variées et d'une grande richesse.

 

 

D'une révolution à l'autre: Histoire des circulations révolutionnaires (18e-21e siècle)

 

 

Le programme des trois journées est consultable ici.

 

 

 

 

Histoire des circulations révolutionnaires
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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 08:00
Le modèle mandchourien: une blitzkrieg soviétique

Pour débuter le mois de juin le blog collectif L'autre coté de la colline offre un article fouillé et passionnant sur cette théorie de la guerre développée par les militaires soviétique après 1945 et qui devient la doctrine quasi-officielle de l'Armée rouge jusqu'au début des des années 1980: le modèle mandchourien. Abordé par Jacques Sapir dans son ouvrage fondateur de 1995 La Mandchourie oubliée, ce modèle est analysée par Stéphane Mantoux qui le décortique de ses origines à son apogée.

 

Le sujet est passionnant et éclaire particuliérment ce que fut l'aspect militaire de la Guerre Froide, d'autant comme le montre Stéphane Mantoux, que le modéle mandchourien faillit plonger le monde dans l'apocalypse nucléaire.

 

 

Le modèle mandchourien: une blitzkrieg soviétique
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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 08:00

Robert Chantin, Parcours singuliers de résistants de Saône-et-Loire, L'Harmattan, 2007.

Résistants communistes en Saône-et-Loire

 Le livre de Robert Chantin, professeur agrégé à Chalon-sur-Saône et docteur en Histoire, est un exemple parfait de ce que peut être une excellente étude régionale concernant l'histoire de la Seconde Guerre mondiale et de ses lendemains. Robert Chantin est déjà l'auteur en 2002 d'une étude sur la place des résistants dans les conflits politiques de l'immédiat après-guerre.

 

L'auteur présente cinq biographies de militants syndicaux et communistes de longue date dont quatre sont mineurs dans le bassin de Montceau-les-Mines. Le point commun à ces cinq personnalités est une réaction commune face au pacte germano-soviétique d’août 1939, à la défaite de la France en juin 1940, à la stratégie complexe et ambiguë jusqu'en juin 1941. Certains, comme Antoine Tissot, ancien candidat aux législatives de 1936, sont profondément choqués par la signature du pacte de non-agression. Ils le critiquent, lui donnent le sens qu'il prendra après-guerre dans la vulgate communiste mais ils refusent également de le dénoncer publiquement et de donner ainsi des armes aux adversaires du communisme.

 

Ces hommes et femmes refusent évidemment la ligne officielle qui définit la guerre comme impérialiste. Ils mettent sur pied, dès l'automne 1940 les prémices d'une résistance communiste, notamment par le biais de l'Organisation spéciale. Après le 22 juin 1941, ces hommes, désormais en parfait accord avec la ligne du Parti, se lancent dans le combat contre l'occupant. Mais le prix à payer est cher. Antoine Tissier et Camille Vallont sont internés, Elsof Leroy est abattu en juin 1942 par les Groupes mobiles de réserve, une force policière mise en place par Vichy tandis que Mesdames Leroy et Bar sont déportés au camp de concentration de Ravensbruck.

 

Paradoxalement ces militants qui ont tous les attributs des héros sont critiqués et exclus du PC. Ce qui est en cause c'est l'indiscipline dont ils se sont rendus coupables durant la guerre, c'est cette indépendance d'esprit qui les condamne aux yeux d'un appareil pour qui la fidélité à la ligne est un article de foi. Mais l'élimination de la famille communiste ne suffit pas, les exclus doivent également disparaître de la mémoire collective. Les commémorations et les publications qui célèbrent la Résistance taisent leur rôle dans la clandestinité qui apparaît comme un défi pour l'histoire officielle du PCF.

 

Le livre de Chantin invite à une réflexion approfondie sur les les liens entre mémoire et histoire. Mais c'est aussi une formidable plongée dans l'histoire politique et sociale de la guerre et de l'après-guerre vue à partir de la Saône-et-Loire et de la Bourgogne en général.

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  • : Blog destiné à publier des articles et travaux historiques concernant les relations entre communisme et violence au XX°siècle. Ce blog est ouvert à ceux qui voudront publier articles, notes, annonces de publications, de colloques ou autres concernant ce champs d'étude historique.
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L'autre coté de la colline

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Recherche

Publications de David FRANCOIS

GuideICSerge Wolikow, Alexandre Courban, David François, Christian Oppetit, Guide des archives de l'Internationale communiste, 1919-1943, Archives nationales-MSH Dijon, Paris-Dijon, 2009. 

9782749110356Serge Wolikow (sld), Pierre Sémard, Le Cherche-Midi, Paris, 2007, (Rédaction du chapitre "La mise à l'écart (1929-1932)")