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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 09:25

303px-Flag-map of Hungarian Soviet Republic.svgL'armistice du 11 novembre 1918 ne signifie pas la fin des combats en Europe. A la Grande Guerre succèdent en effet une multitude de conflits localisés essentiellement en Europe de l'Est. Il s'agit là d'une des conséquences de la Révolution russe. L'effondrement du régime tsariste en 1917 a créé un énorme vide en Europe orientale, un vide que les Puissances Centrales ont tant bien que mal essayé de combler entre la fin 1917 et octobre 1918 avant de s'effondrer elles aussi. De nouveaux États voient le jour et chacun cherche à s'affirmer sur la scène régionale, avant tout en tirant les meilleures parties du dépeçage territorial des Empires déchus. Des conflits éclatent alors entre ces jeunes États sur la question de la détermination des frontières mais également avec les nations vaincues. Surtout l'Europe de l'Est doit faire face à la montée de ce bolchevisme qui, du cœur de l'ancienne Moscovie, appelle à la Révolution mondiale et menace la suprématie des Alliés sur l'Europe et le monde.


Le communisme est, début 1919, de nouveau un spectre qui hante l'Europe et surtout un nouvel adversaire pour l'ordre mondial que les Alliés mettent en place par le biais du traité de Versailles. Si ces derniers espèrent toujours écraser la Russie soviétique, ils sont conscients que le combat sera difficile. L'Armée rouge tient bon devant des forces blanches désunies. Mais si la Russie peut être perdue, il serait inacceptable que la contagion bolchevique progresse plus avant en Europe. Et c'est là que réside le drame de la Hongrie en 1919.


Pays vaincu, cet héritier du défunt empire des Habsbourg est emblématique de la situation en Europe de l'Est après 1918 puisqu'il devient le centre et l'enjeu à la fois des conflits régionaux qui opposent les États des Carpates mais également du combat mondial que mènent les Alliés contre le communisme. Si c'est par sentiment nationaliste que les Hongrois acceptent la dictature du prolétariat, les guerres que mène la République soviétique hongroise mêlent rapidement et inextricablement dimensions régionales et internationales.

 

La Hongrie en ébullition (septembre 1918-mars 1919)

Le 29 septembre 1918 marque le début de la débâcle des Empires centraux sur le front balkanique. Ce jour-là, afin d'éviter l'invasion de son pays, le roi de Bulgarie signe un armistice avec les Alliés. Français, Britanniques et Grecs pénètrent néanmoins dans son pays afin de menacer Constantinople. A l'ouest, les troupes françaises et serbes pénètrent en Serbie pour reprendre Nis le 14 octobre et Belgrade le 1° novembre. Le 28 octobre, une armée d'Orient, composée de deux divisions françaises et commandée par le général Berthelot voit le jour. Elle se dirige vers la Roumanie où se sont regroupés les troupes allemandes en déliquescence. Berthelot entre dans Bucarest le 1° décembre 1918.


Le 4 novembre, l'Autriche-Hongrie demande elle aussi un armistice. Peu après l'empereur Charles 1° abdique. Rapidement l'empire des Habsbourg se désagrège sous la pression conjointe des nationalités qui aspirent à l'indépendance et des ambitions annexionnistes des États balkaniques qui se sont battus aux côtés des Alliés. Le gouvernement hongrois signe un armistice à Belgrade le 13 novembre avec le général Louis Franchet d'Esperey qui représente les Alliés. L'armée roumaine reçoit alors le droit de s'avancer jusqu'à la rivière Mures et les troupes de l'Entente celui d'occuper des points stratégiques et de circuler dans toute la Hongrie.

 

demantelement            Affiche hongroise denonçant le démembrement de la Hongrie


La situation évolue néanmoins rapidement puisque les troupes serbes, roumaines et tchèques s'arrogent le droit d'avancer en territoire hongrois sous le couvert de protéger leurs minorités nationales. La Slovaquie est ainsi officiellement reconnue comme partie du nouvel État tchèque et le 1° décembre 1918 l'assemblée d'Alba Iulia vote le rattachement à la Roumanie de la Transylvanie, du Banat et du Crisana, territoires qui jusque là appartenaient au royaume de Hongrie.


Depuis octobre 1918, le royaume magyar est également la proie de l'agitation révolutionnaire. Si libéraux et sociaux-démocrates se réunissent dans un Conseil national qui réclame la démocratisation et l'indépendance du pays, des conseils de soldats sont simultanément créés à l'initiative de soldats de retour du front russe. Le 30 octobre, tandis que le conseil des ouvriers de Budapest voit le jour, la révolution éclate dans les rues de la capitale envahie par une foule de soldats et de civils en armes qui s'emparent des bâtiments officiels, des casernes, des gares et du central téléphonique. Des milices ouvrières se constituent dans les usines. Le 31, le Conseil national hongrois forme un gouvernement dirigé par le comte Mihaly Karolyi qui adopte un programme libéral, fédéraliste et pacifiste. Le 16 novembre, Karolyi proclame la république tandis que le pays se couvre de conseils jusque dans les villages.


Sur le plan militaire l'ordre de démobilisation qui suit l'armistice laisse la Hongrie sans défense. L'armée hongroise est alors réduite à 6 divisions d'infanterie et deux de cavalerie qui regroupe environ 70 000 hommes fin novembre 1918. Mais le gouvernement de Karolyi doit toujours compter sur le conseil des soldats de Budapest qui exige le droit d'élire les officiers. Le conseil l'emporte dans le bras de fer engagé avec le gouvernement et, en décembre, il fait même nommer Vilmos Böhm secrétaire d'État à la Défense. Ce dernier devint ministre en janvier puis commandant de l'armée rouge.


L'année 1918 est également marquée par le retour au pays des 700 000 soldats hongrois prisonniers de guerre en Russie. Quand la Révolution russe a éclaté certains prisonniers, membre du parti social-démocrate, ont participé aux travaux des soviets locaux. C'est le cas en particulier de Bela Kun, ancien fonctionnaire d'une coopérative ouvrière, qui adhère alors au parti bolchevik de Tomsk en Sibérie. Des organisations révolutionnaires de prisonniers voient également le jour. Après la révolution d'Octobre, les bolcheviks organisent dans plus de 400 villes des unités de garde rouge formés par des prisonniers hongrois. Ainsi à Tomsk, Ferenc Münnich devient commandant des gardes rouges de la ville. Mais la majorité des prisonniers aspire avant tout à rentrer au pays reprendre une vie normale et seulement quelques milliers adhérent en 1918 aux organisations communistes.


Kun, qui a rencontré Karl Radek et Lénine en décembre 1917, est affecté au service de propagande internationale du commissariat du peuple aux affaires étrangères. Si en janvier 1918 est créé auprès du comité militaire du Comité exécutif du conseil des soviets, un bureau des prisonniers qui organise le recrutement massif de volontaires au sein de l'armée rouge, l'action des communistes hongrois est vite entravée par le traité de Brest-Litovsk qui interdit la propagande contre le gouvernement austro-hongrois. Pourtant les communistes hongrois préparent eux aussi leur retour aux pays et c'est le lieutenant Tibor Szamuely qui est chargé d'organiser le rapatriement des soldats qui doivent devenir la garde prétorienne de la révolution.


En octobre 1918, l'heure de ce retour approche. Le rapatriement commence tandis que les unités internationales de l'armée rouge, qui comprennent de nombreux volontaires hongrois, sont dirigées vers l'Ukraine. L'arrivée des anciens prisonniers venant de Russie n'est pas du goût des dirigeants social-démocrates hongrois qui voient d'un mauvais œil croitre le poids de tous ces extrémistes. Ils n'ont pas entièrement tort puisqu'à la suite du retour de Kun, le parti communiste hongrois est créé le 24 novembre 1918.


La sortie de guerre de la Hongrie est également un formidable accélérateur pour les communistes, d'autant que contrairement aux bolcheviks russes, ils apparaissent à l'opinion comme les champions de l'idée nationale hongroise. Les ennemis de la Russie soviétique ne sont elles pas ses forces de l'Entente qui autorisent le dépeçage de la Hongrie millénaire ?


Le sentiment national hongrois, humilié, pousse donc une partie des patriotes à se tourner vers les conseils d'ouvriers et de soldats, à la fois pour faire pression sur l'Entente mais également convaincu que les révolutionnaires ne pourront supporter sans réagir l'invasion du pays par les troupes impérialistes des rois de Serbie et de Roumanie. Les communistes, de leur coté, assurent que les conquêtes de la révolution ne peuvent être préservées dans le cadre territorial de la Hongrie sans une alliance militaire avec la Russie soviétique.


L'agitation révolutionnaire se poursuit notamment à Budapest. En février les communistes appellent à l'armement du prolétariat tandis que le conseil des soldats fait distribuer des armes et que la formation de milices ouvrières est en plein essor. Le 20 février, une manifestation ouvrière dégénère à Budapest faisant 7 morts et donne le prétexte au gouvernement, soutenu par la direction du parti social-démocrate, pour s'attaquer aux communistes dont la direction est emprisonnée.

ouvrier                                   Milice ouvrière à Budapest


C'est la situation internationale qui va mettre à nouveau les communistes sur le devant de la scène. Chez les patriotes hongrois se développe l'idée que seul le prolétariat en armes peut encore sauvegarder l'intégrité du territoire hongrois tandis que certains officiers supérieurs pressent Karolyi de chercher à négocier une alliance militaire avec les Soviétiques contre l'Entente. Face à cette pression qui se fait chaque jour plus forte, le 2 mars, Karolyi menace de reprendre les hostilités si la conférence de paix n'applique pas les principes wilsoniens à la Hongrie. Il s'agit d'abord de mettre un terme aux prétentions et provocations des Roumains.


Les troupes roumaines ont atteint en novembre la rivière Mures, c'est à dire la ligne de démarcation convenue par les représentants de l'Entente et de la Hongrie à Belgrade le 13 novembre. Mais en violation de cet accord, le commandement allié en Orient, sous la direction du général Franchet d'Esperey, permet à l'armée roumaine d'avancer jusqu'à la ligne des Carpates occidentales. La 7e division roumaine dite Vanatori avance alors en direction de Cluj, et le 1er décembre en direction d'Alba-Iulia. Le 24, les unités roumaines entrent dans Cluj. Elles s'assurent ainsi la possession des territoires promis par les Alliés en 1916 : la Transylvanie, la Bukovine et le Banat.


Concernant le nord de la Hongrie, le 23 décembre 1918 une note française fixe la ligne de démarcation avec la Slovaquie, ligne qui se trouve à seulement 40 km au nord de Budapest. Les troupes hongroises doivent évidemment évacuer le territoire slovaque ainsi tracé. Au sud, les forces françaises et serbes tiennent une zone qui part de Baja sur le Danube et passe par Szeged et Arad pour entrer en contact avec les Roumains à Deva. Dans ce secteur les Serbes menacent de s'emparer de Pecs.


Pour freiner les initiatives roumaines, le Conseil des Alliés décident d'établir une zone neutre, occupée par des troupes françaises, britanniques et italiennes, qui fasse tampon entre Hongrois et Roumains. Le 28 février, le Conseil notifie à la Hongrie l'établissement d'une nouvelle ligne de démarcation qui doit permettre une ultime avancée de l'armée roumaine en territoire hongrois. Cette ligne coïncide avec les chemins de fer reliant les villes de Satu Mare, Oradea et Arad. Cependant, l'armée roumaine n'est pas autorisée à entrer dans ces villes. La zone démilitarisée qui doit être créée, s'étend à partir de cette ligne de démarcation jusqu'à 5 km à l'intérieur de la Hongrie. Les Alliés demandent que le retrait de l'armée hongroise derrière la zone neutre commence le 22 mars 1919 et qu'elle abandonne des villes magyares.


Il revient au colonel Fernand Vyx de transmettre le 20 mars au gouvernement hongrois l'ultimatum lui donnant deux jours pour évacuer la zone neutre. Le 21, devant l'ultimatum qu'il juge inacceptable, Karolyi répond qu'il ne peut y donner suite et son gouvernement démissionne. Il souhaite néanmoins former un nouveau gouvernement avec les social-démocrates mais le 21 c'est un Conseil révolutionnaire de gouvernement qui voit le jour comprenant une trentaine de commissaires du peuple issu du parti social-démocrate et du parti communiste. Les deux partis, naguère ennemis, fusionnent dans un Parti socialiste hongrois unifié. Si le chef du gouvernement est un social-démocrate, les postes clefs reviennent aux communistes. Bela Kun est ainsi commissaire aux Affaires étrangères et Tibor Szamuely secrétaire d’État aux affaires militaires afin de seconder le commissaire du peuple à la Défense Joszef Pogany.

Kun                                   Bela Kun (au centre)

 

La naissance de l'Armée rouge hongroise.

Le 27 mars, le maréchal Foch présente au Conseil des Alliés un plan d'intervention militaire immédiate contre la Hongrie dans le but d’accélérer les pourparlers avec les autorités hongroises. C'est pour lui la première étape d'une entreprise plus grande puisqu'il propose également d'organiser une offensive avec des troupes finlandaises, polonaises, tchèques, roumaines, grecques et russes blanches, sous commandement français, contre la Russie soviétique. Si Churchill est favorable au plan Foch, Wilson, Loyd Georges et Clemenceau refusent sachant que les armées alliées ne sont plus totalement sûr comme l'ont montré les mutineries de la mer Noire. Les Américains refusent fermement la proposition et les Alliés décident seulement de soutenir l'armée roumaine qui doit empêcher la contagion bolchevique dans l'Europe danubienne. La Hongrie, pays vaincu, est alors enserrée par l'Entente dans un étau militaire. Sa position est d'autant plus difficile que pour les Alliés l'accession des communistes au pouvoir en Hongrie est une menace sérieuse. Elle peut servir de modèle pour l'Allemagne et ainsi remettre en cause la victoire de 1918.


Malgré cette hostilité, Kun envoie le 29 mars un message secret aux Alliés où il leur propose d'ouvrir des négociations sur la base des droits à l'autodétermination des peuples. Il promet en outre ne pas avoir d'intentions belliqueuses. Pourtant dans le même temps les Hongrois mettent sur pied une armée rouge.

enrolement                               Enrolement dans l'armée rouge


Dans le gouvernement des commissaires du peuple, le social-démocrate Joszef Pogany est commissaire à la Guerre assisté par un comité militaire de 5 membres qui comptent en son sein Bela Kun, Vilmos Böhm, Béla Szanto, Reszo Fiedler et Joszef Haubrich. Un décret du 15 avril ordonne à ce comité de mettre sur pied une armée rouge hongroise de 7 divisions dont une doit être composée de Ruthènes. Il faut ajouter à ces divisions la division Szekely composée de Hongrois originaires de Transylvanie. C'est la seule division encore opérationnelle et qui se bat depuis l'automne contre les Roumains.


L'armée rouge hongroise voit officiellement le jour le 24 mars 1919. Ses effectifs progressent rapidement car si le 29 mars elle compte 11 000 volontaires, ils sont 35 000 le 4 avril et 53 000 le 15 avril. A la fin avril ce sont 16 000 soldats rouges qui défilent dans les rues de Budapest.


Le 18 avril, face à de nouvelles offensives roumaines et tchèques, le gouvernement hongrois lance un appel aux armes. Vilmos Böhm devient alors commandant en chef de l'armée rouge avec pour adjoint le colonel Aurél Stromfeld. Le recrutement est réorganisé pour l'élargir au-delà des seuls volontaires tandis que les conseils de soldats renaissent pour former l'ossature de la nouvelle armée. Pour éviter les conflits de compétence entre ces conseils et la hiérarchie militaire, Stromfeld obtient rapidement que l'activité des conseils n'interfère pas avec l'activité de l'état-major. Des mesures énergiques sont prises pour établir une véritable armée et non pas des milices. Ainsi concernant la discipline, le 25 avril, Böhm prévient que la non-obéissance aux ordres est passible de la cour martiale. Mais contrairement aux bolcheviks, les communistes hongrois sont encore trop peu nombreux pour occuper des postes de commandements et de contrôle dans l'armée et ils restent donc dominés au sein de l'état-major.

 

Stromfeld et Bohm                    Aurél Stromfeld et Vilmos Böhm


Les Hongrois peuvent également compter sur l'aide d'unités internationales institués le 4 avril et qui comptent prés de 2000 hommes en juillet 1919 sous le contrôle du communiste Mozes Gabor. Ces unités rassemblent des volontaires venus d'horizons différents. Il y a des anciens prisonniers de guerre russes, serbes mais aussi 300 Italiens, des ouvriers bulgares et polonais émigrés en Hongrie, un millier de volontaires autrichiens issus du 41° bataillon de la Volkswehr et commandé par le communiste Leo Rothziegel, quelques déserteurs serbes, roumains, français et slovaques. Ils forment d'abord trois puis quatre régiments. Le second est commandé par Rothziegel tandis que le troisième, le Bataillon rouge des Balkans, jouera un certain rôle dans la propagande communiste en Yougoslavie.


Un décret du 29 mars précise l'organisation de l'armée. C'est avant tout une armée de classe composé d'ouvriers ayant reçu la recommandation du Parti, des syndicats ou des conseils. Les grades et distinctions sont interdits même si un décret ultérieur rétablit l'ancienne terminologie des grades pour distinguer les échelons du commandement mais sans que cela ne corresponde à des différences de statut ou de solde. Si les officiers d’état-major, les commandants de divisions et de régiments sont désignés par le commissaire à la défense, les autres officiers sont directement élus par les conseils de soldats. Ces officiers doivent néanmoins au préalable faire l'objet d'une évaluation technique par un comité chargé de déterminer leur compétence. Des commissaires politiques sont également institués afin d'assurer l'agitation et la propagande dans l'armée mais cette fonction échappe aux communistes au profit des chefs syndicalistes.

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GuideICSerge Wolikow, Alexandre Courban, David François, Christian Oppetit, Guide des archives de l'Internationale communiste, 1919-1943, Archives nationales-MSH Dijon, Paris-Dijon, 2009. 

9782749110356Serge Wolikow (sld), Pierre Sémard, Le Cherche-Midi, Paris, 2007, (Rédaction du chapitre "La mise à l'écart (1929-1932)")