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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 14:31

 larribere camille0221r4          Camille Larribére naît le 3 janvier 1895 dans les Hautes-Pyrénées, avant que sa famille ne s'établisse en Algérie en 1900. Il grandit alors à Sidi-Bel-Abbès où il apprend à écrire et à parler l'arabe. Mobilisé en 1914 dans une unité de tirailleurs algériens, il est blessé lors de la bataille des Dardannelles. Il suit alors une école d'aspirants à Joinville-le-Pont avant de combattre à Verdun en 1916-1917. Son courage au front, où il reçoit huit citations, lui vaut d'ailleurs de recevoir la Légion d'honneur.

            Après l'armistice de 1918, il commence des études de médecine à Strasbourg qu'il continue après sa démobilisation en septembre 1919 et son retour en Algérie. D'une famille socialiste, il lit les classiques du marxisme ainsi que les œuvres de Lénine et participe à la création d'un groupe d'étudiants socialistes favorable à l'adhésion au Komintern. Devenu militant communiste, il représente la fédération d'Oran au congrès de Paris du PCF en 1922 et reste dans la capitale pour finir ses études de médecine. Il est alors secrétaire de la commission coloniale du PC.

           En 1925, il se voit confier, sous la responsabilité de François Chasseigne, l'organisation du service d'ordre au moment de la fusillade de la rue Damrémont. Albert Crémieux, qui participa à la fusillade, raconte dans son roman Cellule 93, le rôle joué par Larribére ce jour-là. A la fin de 1925, il est nommé à la direction de la revue le Militant rouge, « organe historique et théorique des insurrections » qui paraît jusqu'en février 1927. Parallèlement, il est membre du secrétariat de la région parisienne. Proche d'Henri Barbé et de Pierre Celor, il entre au comité central en 1929 et se trouve délégué au 11ème plénum élargi du CEIC en 1930. Condamné lors de l'affaire Barbé-Célor, il retourne en Algérie en 1932.

           Mobilisé en Algérie en 1939, il s'engage dans un corps franc après le débarquement allié de novembre 1942 en Afrique du Nord. Avec l'accord du général Giraud il se rend en France occupée et rencontre quelques dirigeants communistes avant de rentrer en Algérie.

            Après la guerre, il continue de militer au sein du PC algérien. Il est élu député à la première assemblée nationale constituante, conseiller général d'Oran et conseiller de la République entre 1946 et 1948. Membre du comité central du PCA, il collabore à sa direction clandestine pendant la guerre d'Algérie.

           Camille Larribére meurt en Algérie le 24 décembre 1970.

 

Source: Archives d'Etat russes d'histoire politique et sociale: 495/270/7830; Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, CR-ROM; Albert Crémieux, Cellule 93, La nouvelle société d'édition, Paris, 1929.

 

Illustration: Site du Sénat.

 

David FRANCOIS

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GuideICSerge Wolikow, Alexandre Courban, David François, Christian Oppetit, Guide des archives de l'Internationale communiste, 1919-1943, Archives nationales-MSH Dijon, Paris-Dijon, 2009. 

9782749110356Serge Wolikow (sld), Pierre Sémard, Le Cherche-Midi, Paris, 2007, (Rédaction du chapitre "La mise à l'écart (1929-1932)")